sept/oct 2012

Des tunnels à la lune

La récipiendaire de la bourse d’études Hildebrant Memorial travaille fort et a de grandes aspirations

Par Dan Plouffe

Jessica Steeves, une des récipiendaires de cette année de la bourse d’études Maintenance and Engineering Society’s Ken Hildebrant Memorial, entame sa quatrième année en génie géologique à la Queen’s University. La jeune femme, originaire de Oakville en Ontario, a passé l’été à travailler au site d’exploitation de nickel Vale à Thompson, au Manitoba, où une entreprise importante planifiait et mettait à exécution plusieurs dynamitages. Steeves est membre de nombreux groupes d’étudiants à son école et son uniforme de Star Trek est commandée et elle est prête à se rendre à la compétition Lunabotics 2013 de la NASA où elle sera capitaine de l’équipe d’ingénieur spatial de Queen’s. Le magazine de l’ICM a rencontré Steeves pour connaître son point de vue à l’égard de son expérience dans l’industrie jusqu’à présent et quel devrait être selon elle l’orientation de l’industrie pour le futur.

ICM : Que vouliez-vous à être à cinq ans?

Steeves : Lorsque j’avais cinq, je crois que c’était probablement Britney Spears. Je me souviens m’être habillée plusieurs fois comme Britney à l’Halloween.

CIM : Alors, comment et quand avez-vous décidé de poursuivre une carrière en exploitation minière?

Steeves : Et bien, j’étais également très intéressée par l’archéologie quand j’étais petite. Mes parents m’amenaient à beaucoup de musées d’histoire et j’aimais beaucoup ça. J’étais toujours intéressé à creuser dans le sol, ce que l’on est également amené à faire en tant que géologue. Comme mon père était un ingénieur, il m’a enseigné à propos de l’ingénierie et des sciences. Lorsque j’allais à Queen’s, j’ai décidé d’étudier l’ingénierie et j’ai pris différents cours.

J’ai suivi des cours de géologie, d’exploitation minière et même de génie électrique. Cette année-là, j’ai réalisé que j’aimais la géologie. J’appréciais vraiment me rendre des conférences pour en apprendre sur l’industrie minière.

CIM : Dans 100 ans, quelle sera l’importance de l’exploitation minière spatiale pour notre monde?

Steeves : Je crois qu’elle sera très importante. Nous souhaiterons toujours avoir les téléphones cellulaires et les gadgets les plus cool et les plus récents dans les années à venir, nous aurons donc besoin des métaux pour fabriquer ces bien. Je crois que l’exploitation minière spatiale deviendra plus importante uniquement parce que les matériaux que nous exploitons sur la terre ne sont pas renouvelables.

CIM : Quelle est la plus grande idée fausse que le public entretient à propos de l’exploitation minière?

Steeves : Que nous nous contentons de tout laisser en place sans rien ramasser. Beaucoup de ces idées fausses sont dues au fait que les événements négatifs sont médiatisés alors que les éléments positifs ne le sont pas.

Je crois que le public pense que nous ne pensons pas avant d’agir, mais les gens seraient étonnés de voir le degré d’éducation, de recherche et de réflexion qui entre dans la résolution de problèmes et dans l’amélioration de nos processus d’exploitation minière chaque année, afin de devenir plus durable plus écologique, plus productif et plus sécuritaire. Le développement durable et la sécurité sont de grandes priorités. Je ne crois pas que les gens voient tout le travail qui se fait en arrière scène.

CIM : Si tu avais un chèque en blanc, dans quel secteur ou projet minier investirais-tu, et pourquoi?

Steeves : J’investirai probablement dans le nettoyage des opérations minières, car je crois que cela serait un investissement, non seulement pour l’environnement, mais également pour changer la perception du public à l’égard du secteur minier. Investir dans la réhabilitation pourrait également aider au développement de nouvelles technologies qui faciliteraient le travail et qui pourraient peut-être en réduire le coût.

CIM : Aimes-tu vivre à Thompson en travaillant à Vale?

Steeves : Honnêtement, j’aime ça beaucoup, ce qui est étrange pour moi parce que je suis plutôt habituée à vivre en banlieue. C’est vraiment agréable ici. J’ai été à la pêche et au champ de tir, deux choses que je n’aurais jamais cru faire. Je possède même des vêtements de camouflage. Lorsque j’ai dit à mon père que j’avais des vêtements de camouflage, il a dit « Non, c’est pas vrai! Que s’est-il passé? » Il suffit d’essayer ces choses avec un esprit ouvert. Il y a un merveilleux groupe d’étudiants ici et nous avons beaucoup de plaisir ensemble. Je me suis beaucoup amusé.

Dénichez une bourses d’études.

Publier un commentaire

Commentaires

Version PDF