sept/oct 2012

Tous pour un, un pour tous

La mine Sherritt Coal’s Paintearth adopte une approche collaboratif envers la sécurité

Par Alexandra Lopez-Pacheco

Courtoisie de Sherritt Coal


Lorsque la mine Sherritt Coal’s Paintearth, une mine à ciel ouvert conventionnelle avec une capacité de production annuelle de 3,5 millions de tonnes de charbon, a reçu en mai dernier le trophée John T. Ryan remis à la mine de charbon le plus sécuritaire au pays, ils étaient nombreux à vouloir connaître le secret de ce bilan de sécurité. Après tout, Paintearth a reçu le trophée John T. Ryan, décerné à l’entreprise affichant la plus faible fréquence de blessure à déclarer par 200 000 heures travaillées dans l’année précédente, à sept reprises depuis 2001. « Les inspecteurs de mines sont venus sur place nous ont demandé ’’ qu’est-ce qui a fonctionné pour vous?’’ », raconte Chris Chapman, superviseur de la sécurité pour les mines de charbon Paintearth et Sherritt’s Sheerness, qui a reçu le prix pour la quatrième fois en 2009. Il répond toujours la même chose : « C’est la communication et la façon dont tout le monde travail ensemble, de la haute direction au personnel de gestion et aux employés à salaire horaire. »

Mais à écouter Chapman expliquer ce que cela signifie, un modèle beaucoup plus complexe commence à paraître. Il fait ressortir la différence entre une approche par liste de vérification de la sécurité et une culture de collaboration et d’engagement qui assure une sensibilisation à la sécurité ainsi que son intégration dans l’approche de chaque personne à tous les niveaux de l’organisation. En d’autres mots, il y a une communication constante entre les personnes bien informées, qui sont très au fait et alertes, et qui investissent le temps et l’effort pour maintenir ce niveau de sensibilisation.

Selon Chapman, tout commence au niveau de la haute direction. Sherritt établit une cible relative à l’indice de blessures avec arrêt de travail (LTI) de zéro et une cible relative à l’indice de blessure à déclarer (TRI) inférieure à 0,75. En 2011, l’entreprise a atteint un indice LTI moyen de 0,05 et un indice TRI moyen de 0,32.

« Nous avons beaucoup de soutien de la part de notre siège social, dit-il. Ils viennent ici souvent, visitent le site de la mine, parlent aux employés à propos des problèmes de sécurité et célèbrent avec nous lorsque nous atteignons nos cibles. »

Il y a également des vérifications mensuelles, qui sont passés en revue par l’équipe de la mine lors des réunions de sécurité afin de communiquer les conclusions au personnel, qui a également l’occasion de formuler des commentaires. En plus de tout cela, il y a des réunions avec le directeur de la mine et le directeur de l’entretien tous les lundis et vendredis, sans oublier la politique de la porte ouverte, maintenue en tout temps. Paintearth utilise le programme de sécurité de la Alberta Mine Safety Association pour sensibiliser ses employés, mais favorise également le parrainage et le partage de la connaissance et de l’expérience d’une génération de travailleurs à l’autre.

« Nous avons des employés qui travaillent depuis 35 ans, il transmet donc la culture de sécurité aux nouveaux employés, explique Chapman. Comme nous sommes une petite exploitation, nous avons beaucoup d’occasions d’interactions personnelles. C’est un immense investissement, mais les employés attendent avec impatience les résultats des vérifications parce qu’ils savent qu’ils ne font pas que cocher des cases, mais qu’ils en sont parties prenantes. Et ils savent que tout problème cerné sera corrigé. »

La mine n’a eu aucun signalement d’incident depuis quatre ans. Avant cela, il n’y avait eu aucun incident en avant. « Il y en a donc très peu, affirme Chapman. Lorsqu’un incident est signalé à être directeur général, un programme de travail modifié est offert, au besoin. Nos employés savent que tout problème sera corrigé, il y a donc un bon niveau confiance. »

L’engagement de la mine à renforcer constamment la sensibilisation et le partage de connaissances s’étend au-delà de ses activités. « Nous appartenons à la Alberta Mine Safety Association et nous nous rencontrons tous les trois mois pour discuter de nos dossiers de sécurité et des problèmes des autres mines. Nous partageons nos expériences, ajoute Chapman. “Mais nous n’avons pas de programmes de sécurité fixe. C’est tout simplement une question de communication entre le siège social, les directeurs et les employés à salaire horaire. »

Découvrez les autres prix d’excellence de l’ICM.

Publier un commentaire

Commentaires

Version PDF