novembre 2012

Pas de gloire pour la Guinée en raison du manque de cran

Le développement rapide d’une région met au défi des mineurs à la recherche de bonnes récompenses

Par Anna Reitman

Les observateurs conviennent que les ressources sont lucratives, mais le changement mouvementé du gouvernement à la démocratie a ajouté des risques comme une révision du code minier qui a officiellement pris effet cette année.

Le Président de la Guinée, Alpha Condé, a pris le pouvoir en 2010 lors des premières élections démocratiques du pays. Depuis, le gouvernement a instauré une nouvelle législation minière, puis les renégociations de contrats avec les entreprises ont été lancées plus tôt cette année.

Inclus dans la nouvelle législation, il y a une disposition qui donne au gouvernement des intérêts non contributifs de 15 pour cent dans tous les projets et une possibilité d’acquérir un 20 pour cent supplémentaires selon la valeur marchande.

Roddy Barclay, analyste de l’Afrique de l’Ouest à la firme de consultation Control Risks, explique que la nouvelle législation minière a augmenté l’incertitude des investisseurs et que même dans le meilleur des cas, un processus bien géré et transparent dressera le gouvernement contre les entreprises minières.

« Le code révisé a été influencé par des facteurs du marché, comme le super cycle des prix des matières premières et l’intérêt asiatique grandissant, et les facteurs politiques internes, avec le gouvernement enthousiaste de réorganiser ses relations avec les investisseurs et d’augmenter ses intérêts et de prendre du secteur minier afin de commencer à gérer les difficultés socio-économiques urgentes », a mentionné Barclay.

Il est prévu que les négociations amèneront les participants de l’industrie minière à se conformer au nouveau code minier; Barclay s’attend à ce que celui-ci soit utilisé en tant qu’outil d’orientation plutôt que d’un cadre rigide. Toutefois, il croit que le gouvernement demeurera ferme sur certaines conditions, comme la disposition sur la propriété.

Il est difficile d’évaluer la façon dont les révisions de contrats et l’échéancier pour leur mise en place affecteront les miniers. Diana Asonova, une porte-parole pour Nordgold, qui gère la mine d’or Lefa près de la frontière du Mali, explique que le nouveau code minier est considéré comme étant en vigueur depuis sa rédaction en septembre 2011, même si celui-ci n’a pas été mis à la disposition du public avant février de cette année.

Asonova ajoute que la propriété de Nordgold a été garantie par une entente avec le gouvernement, qui est antérieure à la nouvelle loi minière et qui contient un certain nombre de dispositions stabilisatrices, ce qui lui donne priorité par rapport aux lois nouvellement implantées qui affectent négativement les conditions. « Toutefois, nous comprenons qu’il y a encore des discussions en cours au sujet des amendements possibles au nouveau code minier, en particulier à l’égard du régime de taxe », a-t-elle dit.

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