novembre 2012

L’industrie en bref

Par Herb Mathisen et Brian O'Hara

Syncrude demande une prolongation des opérations de Mildred Lake

Syncrude prévoit exploiter deux nouveaux sites de sable bitumineux sur les emplacements qu’elle détient dans la région de l’Athabasca en Alberta. Cheryl Robb, une porte-parole de Syncrude, a affirmé que le projet soumis de prolongation de Mildred Lake remplacera l’apprivoisement en bitume en provenance de son site minier actuel une fois que celui-ci sera épuisé.

Marcel Coutu, PDG de Canadian Oil Sands (COS), qui détient une participation de 36,74 pour cent au projet de Syncrude, a dit que la société espère que la prolongation de Mildred Lake prolongera « jusqu’aux années 2030 la vie utile des trains miniers que nous construisons aujourd’hui ». Selon Coutu, le projet de prolongation « minimisera la perturbation du terrain grâce à l’utilisation d’infrastructure environnementale et d’opération existante ».

Robb a mentionné que l’équipement des trains miniers qui est présentement délocalisé plus près de son site minier actuel à 40 kilomètres au nord de Fort McMurray sera utilisé pour le traitement futur du bitume.

Syncrude demandera l’avis des actionnaires à propos de ses plans avant de soumettre le projet pour l’approbation réglementaire; celle-ci espère en 2014. Les réserves sur les emplacements de Syncrude pourraient mener jusqu’en 2070, a précisé Robb. – Herb Mathisen

La modernisation de la Loi sur les mines de l’Ontario devient une loi

Le gouvernement de l’Ontario introduit graduellement une nouvelle loi créée pour officialiser et améliorer la communication entre les entreprises d’exploration et les Premières nations de la province. Bien que volontaire pour le moment, à partir du 1er avril 2013, les entreprises devront soumettre des plans d’exploration avant d’effectuer des activités d’exploration. Les nouveaux règlements servent à informer les Premières nations possiblement concernées et les propriétaires fonciers privés des travaux comme le forage d’échantillons ou le coupage de lignes. Alors que l’exploration de sites se fait en plus grand nombre, les entreprises devront faire une demande de permis d’exploration, qui sera inscrit dans le registre environnemental de la province pour obtenir les commentaires du public, a mentionné Cindy Blancher-Smith, sous-ministre adjointe intérimaire des mines de l’Ontario.

« La loi précédente sur les mines ne réglementait pas les explorations initiales, a précisé Blancher-Smith, alors, c’est une première dans ce sens; une fois qu’une demande a été enregistrée, nous allons être au fait des activités d’exploration dès les toutes premières étapes. »

Rob Merwin, directeur, Secrétariat de la modernisation de la Loi sur les mines, a dit que la mise en œuvre graduelle de la loi a pour but de sensibiliser les participants de l’industrie.

« Nous croyons qu’il y a beaucoup de bonnes relations positives entre l’industrie et les Premières nations et beaucoup de points communs », a-t-il dit. Le gouvernement peut imposer comme pénalités l’ordre de suspendre les travaux, l’annulation de permis et des amendes pouvant aller jusqu’à 100 000 $ si une entreprise enfreint la loi, mais Merwin a ajouté « C’est le dernier recours ». – H.M.

Lancement d’une enquête sur la grève de Lonmin

Le gouvernement sud-africain a lancé une commission d’enquête pour étudier la cause des violences qui ont éclaté lors de la grève de la mine de platine de Marikana au mois d’août. Plus de 3 000 travailleurs ont entamé une grève le 10 août et au cours des dix jours suivants, 44 personnes ont été tuées dont deux agents de police. Plus de 70 autres ont été blessées lors d’affrontements entre les membres du syndicat et la police. Le 16 août, la police a ouvert le feu sur les miniers en grève; 34 de ceux-ci furent tués.

La commission étudiera les actions de l’exploitant de la mine, Lonmin Plc, ainsi que du service de police sud-africaine, l’Union nationale des travailleurs des mines et l’Association of Mineworkers and construction union pour analyser si ceux-ci auraient pu diminuer les tensions plus tôt dans le conflit. La chambre juridirectionnelle effectuera des recommandations sur la façon de résoudre des conflits ultérieurs; elle a aussi l’autorité de déférer aux organismes d’application de la loi aux fins de poursuites ou d’une enquête plus approfondie. L’enquête, qui comprendra des audiences publiques, prévoit terminer ses travaux pour le mois de décembre.

Le 18 septembre, Lonmin et ses travailleurs ont conclu une entente avec laquelle les travailleurs obtiennent jusqu’à 22 pour cent d’augmentation de salaire. Depuis les troubles à Marikana cependant, la grève s’est répandue à d’autres mines de platine et de fer et même à l’industrie du transport routier. En citant ces incertitudes, Standard & Poor a dévalorisé à long terme et à court terme le taux en devises étrangères à la mi-octobre. – H.M.

Les présidents et chefs de l’industrie minière gagnent moins en 2012

Cette année n’a pas été bonne pour les gros bonnets des entreprises minières canadiennes. Une étude récente réalisée par Coopers Consulting et PricewaterhouseCoopers Canada a établi que les salaires des présidents et chefs de l’industrie ont diminué d’environ 7 % en 2012. Alors que le salaire de base moyen des dirigeants a en fait augmenté de 486 000 $ en 2011 à 490 000 $ cette année, les primes ont diminué de 31 % pour atteindre 370 000 $.

Lou Vujanic, un partenaire de Coopers Consulting, a affirmé que les exigences en matière de divulgation deviennent de plus en plus strictes et lorsque les entreprises offrent leur rémunération au personnel de direction avec des organismes de réglementation, elles doivent tenir compte de différents éléments qui constituent les primes. « Je pense que la pratique courante était que les primes étaient allouées à la discrétion du conseil d’administration », a-t-il dit.

Michael Cinnamond, un partenaire de PricewaterhouseCoopers, a également constaté les effets négatifs qu’avaient le ralentissement de l’économie chinoise, la crise de la zone euro et la baisse du prix des matières premières sur la rentabilité des entreprises minières. Vujanic a jouté qu’il ne savait pas si le salaire des présidents et chefs d’entreprise des autres secteurs avait diminué, puisque l’étude se concentrait sur l’industrie minière. – H.M.

Le Collège du Yukon ajoute un programme d’étude des minerais

Le Collège du Yukon a mis sur pied un programme des ressources minérales qui offre un certificat de un an et un programme de technologue de deux ans. La première classe sera limitée à 15 étudiants. Les diplômés du programme de deux ans pourront être agrémentés en tant que techniciens professionnels en géologie. Certains des cours pourront être transférables comme crédits universitaires.

Les emplois dans le secteur minier et de l’exploration sont en plein essor au Yukon, qui a actuellement trois mines en roche dure en exploitation avec environ 750 employés. Avant le lancement de la mine Minto par Capstone Resources en 2007, il n’y avait aucune mine de grande envergure sur le territoire. Selon Bryony McIntyre, directeur de Yukon Energy, Mines and Resources, il y a environ 2 500 emplois directs dans les mines de placers et dans les projets d’exploration du Yukon qui sont en exploitation de mai à octobre. – Brian O’Hara

Rio Tinto vend deux propriétés de charbon d’Afrique du Sud

Forbes & Manhattan, dont le siège social est à Toronto, a conclu une entente pour acheter deux propriétés de charbon thermique d’Afrique du Sud de Rio Tinto. La transaction, d’une valeur de 52,3 millions de dollars, verra au transfert de la gestion de 74 pour cent des intérêts de Zululand Anthracite Colliery et de Riversdale Anthracite Colliery. Selon Forbes & Manhattan, la mine Zululand a produit une moyenne de 700 000 tonnes de minerais par année depuis les cinq dernières années. Cette transaction permet à la division Forbes Coal de se rapprocher de son objectif déclaré de produire de trois à quatre millions de tonnes de charbon par an.

Rio Tinto a aussi annoncé son intention de vendre ses parts de 57,7 % dans la mine de cuivre de la Palabora Mining Company située en Afrique du Sud dans la province de Limpopo. Par contre, la société ne quittera pas complètement le pays, puisque celle-ci a conclu une transaction avec BHP Billiton pour doubler ses intérêts dans les sables minéralisés Richards Bay Minerals et dans le projet de traitement pour 1,7 milliard de dollars. – H.M.

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