mai 2012

Des pentes stables permettent de meilleures vallées

Golder et Teck ont travaillé à la dépressurisation des murs de Highland Valley Copper

Par Alexandra Lopez-Pacheco

En janvier 2004, la mine de cuivre Highland Valley Copper (HVC) de Teck, en Colombie-Britannique, une des plus grandes mines de cuivre à ciel ouvert au monde, faisait preuve d'une certaine instabilité en ce qui concerne le mur de l'est. Jusqu'à ce point, le mur de l'est était considéré comme stable de manière générale, mais les plus récentes données étaient quelque peu préoccupantes. Après mûre réflexion, Teck a décidé de retarder ses plans d'expansion afin de trouver des méthodes pour la dépressurisation du mur afin de permettre une expansion en toute sécurité.

Pression de tout côté

 « Une partie de l'expansion nécessitait un refoulement du mur de l'est, qui est un gisement surchargé de sédiments glaciaires », déclare Sébastien Fortin, ingénieur principal en géotechnique de Highland Valley Copper. Afin de stabiliser la pente, l'équipe Teck a dû établir la façon pour en niveler suffisamment la surface afin d'offrir une certaine stabilité qui puisse être compatible au budget du projet. « Pour atteindre cet objectif, nous devions faire baisser la pression de l'eau souterraine de l'argile stratifiée », explique Fortin.

Les travaux ont commencé par une enquête sur le terrain extensive de nature géotechnique et hydrogéologique. Pour cela, il est nécessaire de déterminer les caractéristiques des sédiments glaciaires, de procéder à des activités de forage de confirmation, de mappage de fenêtre et de photogrammétrie des pentes exposées du substrat rocheux ainsi que déterminer la distribution de l'eau souterraine et de l'écoulement de différentes parties du mur de l'est.

L'entreprise minière a fait venir des experts en provenance de Golder Associates et de Piteau Associates, qui ont élaboré une stratégie pour la dépressurisation de la couche d'argile du mur de l'est en utilisant un système qui consiste en plus de 80 puits, tous situés de manière stratégique afin d'obtenir des cibles de pression avec lesquels il est possible de travailler. Le facteur temps sera un facteur clé, car le développement de la mine dépend du succès du projet de dépressurisation, qui devait être achevé avant le 1er mai 2011.

En raison de sa texture, le mur d'argile était résistant à la libération de l'eau. Ainsi, des puits à pression négative étaient nécessaires. Cela ne représentait toutefois pas la plus grande difficulté du projet. « La technologie est bien connue dans son ensemble », constate Fortin. « Cependant, puisque nous effectuons les travaux pendant que des activités minières sont en cours, nous devions attendre que le sol soit dégagé. Mais cette attente n'aurait pas pu nous permettre de terminer les travaux à temps. »

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