mai 2012

Combler le fossé entre les générations

La nouvelle association de l'ICM à l'UCB présente l'industrie minière aux étudiants

Par Crystal Chan

Les étudiants universitaires sont concernés par les ressources minières. « Votre ordinateur portable, votre cellulaire, votre tablette, sont autant d'articles dont les matériaux proviennent probablement d'une mine, » souligne Mark Tang, étudiant de troisième année au baccalauréat à l'institut Norman B. Keevil Institute of Mining Engineering de l'Université de Colombie-Britannique. Pourtant la majorité des étudiants en savent très peu sur cette industrie, et les étudiants en génie ne font pas exception. « Quand je leur annonce que j'étudie l'industrie minière, ils s'imaginent que je travaille à la pioche dans des cavernes, » explique-t-il avec le sourire. « Je veux corriger ce stéréotype. »

Tang s'est donc associé avec son collègue Malcolm Brodie, fondateur du groupe étudiant ICM de l'UBC en novembre 2010, pour promouvoir l'intérêt et la sensibilisation sur les études minières et l'industrie des mines. Tang est devenu président en 2011-12 et a amené le groupe à organiser son premier événement : un panel qui a eu lieu le 13 mars avec Tom Broddy, président de l'ICM à Vancouver, Davide Elmo, spécialiste de la mécanique des roches chez Golder Associates, et Malcolm Scoble, titulaire de la chaire Robert E. Hallbauer en ingénierie de mines à l'UBC. Plus de 50 personnes ont participé à l'événement, dont de nombreux étudiants d'autres domaines.

« Le chapitre aide à changer la perception de l'industrie minière du point de vue des autres étudiants, » souligne Cameron Edwards, étudiant de troisième année qui deviendra coprésident du groupe en septembre. « Nous espérons étendre notre représentation et notre base de membres parmi les étudiants en impliquant toutes les disciplines d'ingénierie ainsi que le commerce, la géologie, l'économie et le droit, ainsi que tous les étudiants qui désirent s'impliquer dans l'industrie. » Pour ce faire, on invitera des conférenciers et on organisera des ateliers pour les étudiants de différents programmes. « L'industrie minière ne se limite pas aux ingénieurs des mines, » précise Tang. « Nous voulons montrer aux étudiants ce qu'un banquier peut avoir en commun avec cette industrie. » Pour le moment, on compte parmi les huit dirigeants de l'association des étudiants de quatre champs de l'ingénierie.

Bien que l'ICM de Vancouver offre des prix et organise une soirée annuelle pour les étudiants, Tang croit qu'elle pourrait mieux atteindre les étudiants d'autres domaines en privilégiant la sensibilisation plutôt que le développement de contacts.

Les dirigeants de l'association étudiante de l'ICM espèrent que leurs jeunes membres favoriseront la communication entre l'industrie et les autres étudiants universitaires, notamment ceux de l'Université Simon Fraser et de l'Institut de la technologie de Colombie-Britannique. Ils espèrent même pouvoir rejoindre les étudiants des niveaux primaire et secondaire.

Andrew Crook, un étudiant de deuxième année qui sera coprésident de l'association étudiante en 2013, organise déjà des programmes de sensibilisation pour les étudiants de niveau secondaire. « Le fait de travailler avec l'association étudiante dès ses débuts présente ses propres défis, mais je vois le démarrage de cette organisation comme une occasion exceptionnelle, » indique-t-il.

Tang souligne que le problème ne vient pas du fait que l'ICM n'a pas d'événement à Vancouver, mais plutôt du fait que de nombreux étudiants croient que de tels événements ne seraient pas intéressants ou pas pertinents pour eux. Il sait par expérience que parfois on a besoin d'un coup de pouce pour tomber avec les études dans l'industrie minière. Il prévoyait au départ devenir vétérinaire, mais il s'est inscrit par accident à la faculté des sciences appliquées plutôt qu'à la faculté des sciences. Quand il a réalisé son erreur, il était trop tard pour changer de programme. « C'est la meilleure erreur de ma vie, » résume Tang.

Et le moment est idéal pour former une nouvelle génération d'employés du secteur minier pour remplacer les baby boomers. D'après le rapport du Conseil des ressources humaines de l'industrie minière pour 2011, l'industrie devra recruter 112 020 personnes avant 2021 pour pourvoir le niveau d'emploi actuel. « Il y a beaucoup de nouvelles occasions pour la génération des étudiants qui quittent l'école de nos jours, » confirme Tang. « Nous devrions tâcher de nous concentrer sur l'amélioration des communications entre ces deux générations. »
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