février 2012

Le pouvoir du savoir

Le pouvoir du savoir

Par Ryan Montpellier

Les travailleurs du savoir sont essentiels pour la prospérité à venir de l'industrie de l'exploration et de l'exploitation minière canadienne. Ils fournissent au secteur la direction organisationnelle, la recherche et le développement, et sont le moteur de l'innovation, mais malgré leur importante, les travailleurs du savoir sont une ressource de main-d'œuvre rare. Si vous considérez qu'une importante partie de ce groupe approche de l'âge de la retraite, il est évident que le secteur fait face à des pertes dévastatrices de savoir spécialisé durant la décennie à venir.

Le Conseil des ressources humaines de l'industrie minière en partenariat avec le Conseil canadien de l'innovation minière (CCIM) publiera une étude intitulée : « Making the Grade: Human Resources Challenges and Opportunities for Knowledge Workers in Canadian Mining ». Cette étude présente de l'information actuellement manquante dans l'industrie pour favoriser une meilleure compréhension des travailleurs du savoir et pour permettre à l'industrie de devenir plus active en matière de planification de la main-d'œuvre.

Les travailleurs du savoir comme innovateurs

L'étude Making the Grade définit les travailleurs du savoir comme étant des personnes qui sont hautement éduquées, technologiquement informées et engagées dans du travail menant à la création de savoir et à l'innovation. Par exemple : ingénieurs, géoscientifiques, analystes financiers, professionnels de la santé et de la sécurité, professionnels des affaires et dirigeants. Selon l'étude, il établissent des liens critiques entre le progrès technologique et la croissance économique.

De plus, les travailleurs du savoir sont une partie intégrale du développement et de la préservation d'industries concurrentielles et durables. Dans le domaine minier, l'attention mondiale sur les moyens de profiter de la technologie pour obtenir un avantage concurrentiel et l'ampleur des questions de responsabilité sociale et de durabilité environnementale rendent l'innovation d'autant plus cruciale. Afin de garantir une main-d'œuvre riche en savoir, les employeurs devront adapter leurs stratégies de recrutement, de rétention et de planification de la relève afin de mieux répondre aux aspirations professionnelles de ces personnes hautement qualifiées.

L'établissement de solides relations avec les établissements d'enseignement pots-secondaires est une manière pour les entreprises d'attirer et de conserver des travailleurs du savoir. Le soutien des étudiants (programmes de stages et d'apprentissages) et de programmes de recherche pots-secondaire garantit que les résultats de la recherche et les avances technologiques seront pertinents et opportuns ce qui rehaussera la probabilité que les innovations soient adoptées à grande échelle.

Cameco, un des plus grands producteurs d'uranium au monde, a présenté la pratique ci-dessous à RHiM Innove. L'entreprise cherche de nouveau moyens de renforcer les liens entre le monde académique et l'industrie afin d'attirer et de retenir plus de travailleurs du savoir et élargir leurs capacités de recherche et développement.

Afin de soutenir cet objectif, le groupe Cameco Technology and Innovation a établi le programme sabbatique pour les universitaires qui donne aux chercheurs et aux scientifiques universitaires l'occasion de mener des recherches dans les installations de Cameco chaque année et de collaborer avec le personnel technique de l'entreprise.

Sean Junor, directeur de la planification de la main-d'œuvre et de l'acquisition de talents chez Cameco, dit que le programme est lié directement à la stratégie à long terme de l'entreprise d'augmenter la production considérablement d'ici 2018. « Nous en apprenons plus sur ce qui se produit dans le monde universitaire et les chercheurs ont l'occasion de mettre leurs idées en pratique dans un contexte industriel, explique-t-il. Les avantages sont doubles : le programme élargit notre attraction et notre filet de recrutement potentiel, et renforce ou développe des relations avec des établissements d'enseignement. » Les chercheurs passent jusqu'à un an dans le programme à travailler sur un problème qui intéresse le chercheur et Cameco avec comme objectif final un portefeuille de projets potentiels que le chercheur peut ramener à l'université.

Michael Murchie, directeur, innovation et développement technique de Cameco – Centre de recherche, indique que la clé de la réussite du programme est le temps qu'il permet à un chercheur de passer dans l'entreprise. « Vous avez besoin d'un certain temps pour établir une relation, dit-il. Les chercheurs doivent apprendre à connaître nos défis et Cameco doit apprendre à connaître leurs capacités. »

« Ce portefeuille d'idées de projets précis crée un lien de collaboration continue, de développement de travailleurs du savoir, de promotion de la science et du génie, et la promotion de l'industrie minière, » déclare Engin Ouzbek, vice-président, innovation et technologie chez Cameco, qui est également président du CCIM et président de son conseil d'administration.

Jusqu'à présent, Cameco a eu quatre chercheurs en année sabbatique dont deux continuent de travailler pour l'entreprise. Puisque le programme n'en est qu'à ses débuts, les efforts se concentrent principalement sur la collaboration afin d'augmenter l'intérêt, explique M. Junor, car le programme peut accepter jusqu'à 12 chercheurs à la fois.

Making the Grade est accessible au www.mihr.ca; pour obtenir une copie papier, envoyez un courriel à info@mihr.ca. Pour voir la collection complète de RHiM Innove, visitez le www.mihrinnovate.ca.
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