février 2012

De la grande ville à la mine

La gagnante d'une bourse espère trouver une solution aux défis environnementaux de l'industrie minière

Par Alexandra Lopez-Pacheco

Erica Vertefeuille, gagnante de la bourse de la Banque Scotia et des Marchés mondiaux Scotia pour l'exploration minière et la géologie, est passée d'étudiante à une école pour filles de Toronto – où le plus près qu'elle ait été d'une mine était lors de transactions en bourse – à travailler comme stagiaire à la mine de fer de l'IOC à Labrador City.

C'est une transition qu'elle a assumée. « Je suis passée d'un uniforme d'écolière dans la grande ville à un casque et des bottes de travail dans un village de 7 000 personnes avec une mine à ciel ouvert, rit-elle. J'ai adoré ça. J'ai adoré conduire le gros camion dans la mine et voir combien l'opération était bien organisée. C'était remarquable. »

Par-dessus tout, l'étudiante de quatrième année en génie géologique de Quenelles University est passionnée d'acquérir autant de connaissances et d'expérience que possible afin qu'elle puisse faire une différence durant sa carrière. « J'ai choisi le génie parce que j'étais forte en math et en sciences, mais je n'ai pas tourné le dos au reste, » dit Mme Vertefeuille.

Elle se dit attirée par la géologie en raison de son caractère multidisciplinaire. « Elle est unique dans ce sens et elle présente un volet humain très distinctif, poursuit-elle. Quant au secteur minier, les projets sont si gros et ils ont une grande pertinence dans le monde. Comme on dit, tout ce qui ne pousse pas est sorti d'une mine; cette expression m'est toujours restée. C'est une si grande industrie au Canada qui touche tant de gens, même s'ils ne le savent pas. Du point de vue d'un environnementaliste, vous savez que les mines ont des problèmes inhérents et que pour surmonter ces défis, vous devez agir dans le cadre de l'industrie minière. J'espère qu'un jour je pourrai aider à résoudre certains de ces défis. »

Si la longue liste de ses accomplissements jusqu'à présent est une indication – cette liste comprend des bourses d'études de Teck Cominco Limited, de l'Union géophysique canadienne et de la Fondation de l'industrie minière canadienne pour l'éducation, Mme Vertefeuille saura sans doute atteindre ses objectifs. Elle a déjà reçu une offre d'emploi à la fin de ses études. C'est un emploi qu'elle a choisi en raison de l'expérience et de la perspective qu'il peut lui donner dans son cheminement pour trouver des solutions pour l'industrie minière.

« Je vais travailler dans les services bancaires d'investissement avec un volet sur le financement minier, dit-elle. En considérant l'environnement et les défis auxquels nous faisons face, je trouve que ce qui manque est une solution du marché pour les problèmes environnementaux : une solution qui a du bon sens sur les états financiers n'existe pas encore. Je me suis donc tournée vers les finances pour ces raisons, pour essayer de trouver une solution. »
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