déc '12/jan '13

L’industrie en bref

Par Herb Mathisen et Brian O'Hara

BHP vend ses activités du marché du diamant

La Harry Winston Diamond Corporation a accepté d’acquérir de BHP Billiton la mine d’Ekati et une usine de triage située à Yellowknife, T.N.-O. et des bureaux de marketing à Anvers en Belgique pour 500 millions $.

La mine de diamants d’Ekati est ouverte depuis 1998 et produit près de 750 millions $ de diamants bruts en moyenne chaque année depuis cinq ans. Harry Winston a annoncé que la vente pourrait repousser l’échéance de fermeture de la mine prévue initialement pour 2019 si le prix du diamant augmente. La vente survient près d’un an après l’annonce initiale par BHP de la réévaluation de ses activités liées au diamant.

« Dans ses efforts de simplification de ses activités, BHP Billiton se concentre sur ses actifs de grande capitalisation, à longue durée de vie, à coût peu élevé et qui peuvent faire l’objet d’expansions en amont », explique Bronwyn Wilkinson, porte-parole de BHP. « Les investissements de BHP Billiton à Ekati ont créé une valeur importante pour les actionnaires et le nord du Canada. Mais ce projet n’offre pas l’occasion d’être reproduit ailleurs, et BHP Billiton a donc conclu que le maintien de sa présence dans l’industrie du diamant ne cadrait pas avec notre stratégie. »

L’extraction du diamant dans le Nord n’est pas une activité nouvelle pour Harry Winston, qui détient une part de 40 pour cent dans la mine Diavik de Rio Tinto.

– Herb Mathisen

Baisse des fusions et acquisitions dans l’industrie minière en 2012

Selon une étude d’Ernst & Young, l’incertitude économique, la recrudescence du nationalisme en matière de ressources, l’augmentation des coûts d’exploitation et la volatilité des marchés ont provoqué une diminution du nombre de fusions et acquisitions dans le domaine minier cette année.

De janvier à septembre 2012, 684 ententes ont été conclues, ce qui représente une baisse de 16 pour cent comparativement aux 816 ententes qui ont eu lieu durant la même période l’année précédente. La valeur totale des fusions et acquisitions a diminué de 43 pour cent à 76,8 milliards $, comparativement à 133,7 milliards $ pour les neuf premiers mois.

Bruce Sprague, chef de file de l’industrie des mines et métaux au Canada chez Ernst & Young, précise qu’avec les fonds disponibles pour l’investissement qui se font très rares pour les petites sociétés minières, les dirigeants attendent patiemment que leur société prenne de la valeur. Entre-temps, les intermédiaires et les principaux joueurs prennent une approche plus méthodique en matière de croissance, ce qui peut entraîner un écart entre le désir de vendre des petits joueurs et les sommes que les acheteurs sont prêts à dépenser.

« [Les intermédiaires et les principaux joueurs] ne procèdent plus à des acquisitions simplement par principe, » souligne-t-il.

L’étude indique que les perspectives pour 2013 sont favorables en ce qui a trait aux fusions et acquisitions, mais privilégieront les partenariats plus petits et plus stratégiques plutôt que les ententes de proportions historiques.

« Je crois que les acquéreurs se concentreront surtout sur les taux de rendement internes et qu’ils désireront faire preuve de créativité à court terme, car selon moi, c’est que les investisseurs exigent, » résume Sprague.

– H.M.

TransCanada se joint au projet de pipeline de Grand Rapids

L’engagement de TransCanada et un important investissement de la société Phoenix Energy Holdings Ltd., qui appartient à des intérêts chinois, ont permis de fixer les plans du premier oléoduc principal qui transportera les sables bitumineux à l’ouest de la rivière Athabasca en Alberta. « On peut sans nul doute dire que [Phoenix] soutient le projet en entier, » indique Grady Semmens, spécialiste du service des relations médias de TransCanada. « Leur engagement à devenir partenaires et à s’impliquer dans le projet l’a rendu possible. »

Les entreprises ont formé un partenariat conjoint à parts égales qui répartit les responsabilités d’exploitation et de construction à TransCanada et les privilèges de « principal utilisateur » à Phoenix, une filiale de PetroChina.

Quand il sera complété en 2017, le pipeline mesurera près de 40 pouces de diamètre et 500 kilomètres de long, et pourra acheminer 900 000 barils de bitume dilué chaque jour d’un point d’alimentation situé à l’ouest de Fort McMurray jusqu’au terminal d’Enbridge à Edmonton.

« On prévoit une grande croissance dans la région de l’ouest de l’Athabasca et actuellement, il existe très peu d’infrastructures pour sortir le produit de la région, » ajoute Semmens. « Cela crée un important goulot d’étranglement et nous espérons que ce projet fera en quelque sorte office de système principal.”

Avec la procédure d’approbation qui débutera en 2013, les premières pelletées de terre pourraient avoir lieu en 2014.

– Zoë Macintosh

Le Queensland lève l’interdiction d’exploitation de l’uranium

Le gouvernement du Queensland, avec le soutien du gouvernement travailliste d’Australie, permet de nouveau l’exploitation de l’uranium après 23 ans d’interdiction. Cette annonce a suivi de près un séjour de trois jours en Inde de la première ministre Julia Gillard qui visait la promotion des ressources en uranium de son pays.

« Les exportations d’uranium rapporteront au Queensland des dizaines de milliards de dollars sur les vingt prochaines années et fourniront des milliers d’emplois dans les zones rurales de la région, » précise Campbell Newman, premier ministre du Queensland. « La demande mondiale pour cette source d’énergie créera d’énormes possibilités au cours des prochaines années. »

Le Queensland est le dernier état australien disposant d’importants dépôts d’uranium à avoir levé son interdiction.

Un comité de six membres sur la reprise de l’exploitation de l’uranium soumettra au gouvernement un cadre de meilleures pratiques à la mi-mars 2013.

Selon Andrew Cripps, ministre des Ressources naturelles et des Mines, les dépôts d’uranium connus du Queensland représentent une valeur de 10 milliards AUD.

L’Association australienne de l’uranium souligne que près de 18 millions AUD ont été dépensés sur l’exploration de l’uranium au Queensland en 2011.

– Z.M.

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