mai 2011

Les records d’aujourd’hui sont les normes de demain

La mine est située au nord-est du Burkina Faso | Courtoisie d’IAMGOLD<

La mine d’Essakane, à quelque 320 km au nord-est d’Ouagadougou, la capitale du pays, a entamé sa production commerciale le 16 juillet de l’année dernière, et on ne peut négliger son importance pour la société IAMGOLD. En activité depuis moins de six mois, cette mine a produit 122 000 onces d’or en 2010. Elle prévoit produire entre 370 000 et 390 000 onces cette année, ce qui fera d’Essakane, mine acquise en 2008 d’Orezone Resources Inc., une partie importante du portefeuille minier d’IAMGOLD. Cette société est propriétaire de 90 % d’Essakane et le gouvernement national du Burkina Faso en possède la différence. Toutes les données de production susmentionnées sont celles attribuables à la part d’IAMGOLD.

Une longueur d’avance

« Il a été possible d’entamer les opérations minières avec deux mois d’avance, en commençant à produire avant de mettre le concasseur en service », mentionne Brian Chandler, vice-président directeur des opérations africaines d’IAMGOLD.

« Nous avons alimenté les distributeurs à l’aide d’une pelle rétrocaveuse tout en triant les roches à mesure que nous travaillions. En entamant le processus sans le concasseur, la mine a pu commencer sa production d’or avec quelques mois d’avance. »

Une telle avance résulte en partie du dépôt Essakane constitué notamment de latérite souple. Cette matière a permis à la mine de mettre le concasseur de côté quelque temps. Il s’avère aussi que la latérite ne nécessite pas autant de concassage en général, ce qui a contribué à améliorer d’autant plus la production minière.

« À l’origine, la mine à ciel ouvert était censée produire 7,5 millions de tonnes de minerais avec un concasseur », explique Gord Stothart, directeur de l’exploitation d’IAMGOLD, mais le débit de traitement du concasseur représentait un important facteur limitatif de l’usine. Toutefois, lors du traitement de roches plus tendres, le débit de traitement a augmenté de façon considérable, et déplacé la congestion au parc de résidus, où la société considérait que des améliorations étaient possibles.

« Nous avons donc modifié les pompes des parcs de résidus pour nous aider à mieux produire, dit Chandler, c’est probablement du plus important changement que nous avons apporté. »

En se concentrant d’abord sur les roches tendres, Essakane a pu accroître le volume initial prévu à une capacité annuelle de neuf millions de tonnes. Cependant, ces avantages ne sont que temporaires.

« Nous savons que, selon nos réserves actuelles, la roche tendre ne durera que jusqu’en 2013. À ce moment, nous aurons de la roche dure dont la production nominale n’est que de 5,4 millions de tonnes », explique M. Stothart.

Étude d’expansion en cours

Cela va sans dire qu’IAMGOLD désire ardemment trouver d’autres roches aurifères tendres sur son territoire à bail.

« Nous avons un territoire de près de 1 300 km2, avance M. Stothart, et les terres de nos concessions d’exploration présentent un grand potentiel. Nous croyons donc qu’il y a de très bonnes occasions de développer et d’agrandir Essakane. »

M. Chandler explique que la société anticipe le moment où la mine devra changer ses méthodes pour exploiter les roches dures.

« Nous menons à l’heure actuelle des études d’expansion, afin de déterminer la faisabilité d’étendre nos opérations d’Essakane », annonce-t-il. L’exploitation sera limitée en partie à cause de la capacité de concassage, considérant que les matières plus dures prennent plus de temps à être concassées. La quantité d’eau est une autre contrainte majeure : il pleut très peu dans la région du Sahel, au Burkina Faso. L’entreprise devra donc gérer sa consommation d’eau avec parcimonie.

« Le plan initial était que nous ne traiterions que 5,4 millions de tonnes de roches dures annuellement. Nous devons donc planifier l’expansion en fonction de nos moyens, afin de nous assurer qu’une fois la production de 10 millions de tonnes atteinte, nous serons en mesure de maintenir ce niveau », de dire M. Chandler.

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