mai 2011

La force du nombre

L’ICM poursuit la réorganisation de ses sociétés

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Le secret de longévité de l’ICM repose dans sa capacité d’adaptation aux besoins de ses membres au sein d’une industrie en constante évolution. Aujourd’hui âgée de 113 ans, l’ICM procède à la restructuration de ses sociétés afin d’insuffler un dynamisme nouveau au partage des connaissances et des meilleures pratiques de l’industrie, fondement même de l’Institut. À la réunion du conseil de l’ICM, qui s’est tenue en mars dernier, le conseil a approuvé la réorganisation de trois de ses 12 sociétés existantes.

La Société de l’exploitation des mines et des métaux, la Société du charbon et des minéraux industriels et la Société des sables bitumineux vont fusionner pour former deux nouveaux groupes : la Société d’exploitation à ciel ouvert et la Société d’exploitation minière souterraine. La Société de l’exploitation des mines et des métaux deviendra ainsi la Société d’exploitation minière souterraine et la nouvelle Société d’exploitation à ciel ouvert sera composée des membres de la Société des sables bitumineux, de la Société du charbon et des minéraux industriels, ainsi que des membres de la Société de l’exploitation des mines et des métaux qui s’intéressent à l’exploitation de surface. Cette réorganisation entrera en vigueur après la réunion du conseil de l’ICM en mai.

Changements modestes, effet grandiose

« La fusion n’a pas pour but de diminuer le nombre de sociétés, mais plutôt d’offrir une structure plus logique à nos membres en vue d’appuyer plus efficacement leurs aspirations professionnelles », affirme le président de l’ICM, Chris Twigge-Molecey. Il poursuit en expliquant qu’au sein des trois sociétés existantes, plusieurs groupes partagent les mêmes enjeux sur le plan technique, opérationnel, matériel et en matière de gestion, mais qu’ils se retrouvent essentiellement dans un contexte de compétition pour les mêmes strates démographiques et abordent des sujets similaires lors de séances de congrès.

Les deux nouvelles sociétés comprendront plusieurs groupes dont les communautés et les enjeux techniques seront propres à leurs produits et leur géographie. La nouvelle structure comportera un directeur technique attribué à chacun de ces groupes de produits tels que le charbon, les sables bitumineux, les diamants et les métaux communs/précieux. Cela permettra ainsi aux groupes de mieux collaborer afin de fournir du contenu technique pertinent aux événements divers et aux publications de l’ICM.

Le nouveau président de l’ICM, Chuck Edwards, est persuadé que les membres bénéficieront considérablement de ce changement. « En réunissant ceux et celles qui travaillent dans les mêmes branches techniques, les membres auront la possibilité d’échanger avec d’autres personnes de la même profession », dit-il. « Ils apprendront de nouvelles choses et créeront des contacts plus pertinents. »

Le président de la Société des technologies minières innovatrices de l’ICM, Zoltan Lukacs, croit aussi que la formation de groupes plus larges et ciblés permettra de fournir un programme systématiquement plus pertinent, améliorant ainsi les conférences, les réunions et le contenu technique de l’ICM. De plus, Bruce Bernard, président de la Société du charbon et des minéraux industriels affirme que la réorganisation contribuera à réduire la compétition au niveau des ressources financières et des bénévoles.

Disparues, mais non oubliées

Tony George, président de la Société de l’exploitation des mines et des métaux, est de l’avis que pour s’assurer de la longévité et de la pertinence d’organisations telles que l’ICM, une réévaluation périodique de la manière dont elles représentent et servent leurs membres est essentielle. « Ceci évolue avec le temps et les technologies », dit-il, « et les sociétés au sein de l’organisation doivent s’adapter en conséquence. »

L’ICM demeure sensible à l’apport individuel de chacune de ses sociétés et les encourage à trouver des moyens pour préserver leurs patrimoines respectifs. Allant toujours de l’avant, l’organisation tente de faciliter autant que possible de tels changements pour leurs membres.

Les sociétés touchées par cette modification peuvent choisir de consacrer leurs finances actuelles à un fonds du patrimoine, sous forme de bourse ou de fondation gérée par la Fondation canadienne des mines et de la métallurgie. La Société d’exploitation à ciel ouvert a proposé la création d’un comité « patrimoine »; si cette proposition était adoptée, le comité travaillerait avec l’ICM à la préservation de l’histoire des sociétés.

Nouveaux départs

La prochaine étape sera de limiter les champs d’activités de chaque société. Dans le cadre de la réunion du conseil du mois de mai, chacun(e) présentera sa structure de direction, ses règlements administratifs, ses programmes de financement et ses chartes, qu’ils soient nouveaux ou simplement remis à jour. Une fois approuvées, les nouvelles sociétés deviendront opérationnelles et représenteront de manière plus pertinente et efficace les membres et les secteurs de l’industrie qu’elles servent.

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