mars/avril 2011

Mot du président

La logistique, un défi global

Par Chris Twigge-Molecy

Bien que l’on se réjouit de l’arrivée prochaine du printemps, on ne peut s’empêcher de penser aux fluctuations météorologiques exceptionnelles de ces derniers mois au Canada ainsi qu’en Australie. Elles ont eu des répercussions importantes autant sur les sites miniers que sur les différents maillons de la chaîne d’exportation – ce sera un des sujets principaux traités dans ce numéro de mars/avril. Une myriade de défis continuent de mettre à l’épreuve l’ingéniosité de l’industrie, que ce soit en raison des ravages causés par l’inondation de mines de charbon en Australie ou les conséquences des saisons de plus en plus courtes pour le transport de matériaux sur les routes de glace du Grand Nord.

Au niveau des opérations, le défi reste souvent le même, quoique les unités soient souvent de plus petite taille, des compétences toutes particulières demeurent néanmoins nécessaires pour approvisionner et desservir les sites éloignés sur une base périodique et de manière fiable. Au Canada, nous avons la chance de pouvoir faire appel à de nombreuses entreprises d’une grande compétence.

La logistique en matière de projets de construction présente aussi un éventail palpitant d’occasions et de défis. Parmi de telles entreprises d’envergure, nous pouvons souligner le transport de 17 modules de fonderie d’un poids total de 36 000 tonnes, de Qingdao en Chine jusqu’en Nouvelle-Calédonie pour le projet Koniambo de Xstrata Nickel. On compte aussi le déplacement d’autoclaves pesant 780 tonnes de la Malaisie jusqu’en République dominicaine, qui est décrit sous la rubrique Engineering Exchange de ce numéro.

Le développement des ressources de minerai de fer au Labrador dépendra fortement de la compétitivité des coûts logistiques. Il sera intéressant de voir le temps qu’il nous faudra pour reproduire l’approche utilisée par Rio Tinto en Australie-Occidentale, où l’entreprise a recours à des trains entièrement automatisés et contrôlés depuis Perth pour transporter le minerai de fer des mines jusqu’au port, sur une distance de plus de 1 000 kilomètres. Il s’agit vraiment d’une réalisation incroyable. Par ailleurs, l’exploration plus poussée des régions nordiques de notre pays, que ce soit dans l’Ungava, au Labrador, sur l’île de Baffin, au Nunavut ou dans les T.N.-O., nous amènera à mettre en œuvre des projets dans des endroits très isolés. Je suis persuadé que les entreprises en logistique sauront répondre aux exigences de tels lieux et qu’elles pourront aussi créer des occasions de formation et des emplois très nécessaires aux populations du Nord.

Les déplacements vers des installations très éloignées nous mènent toujours à penser à l’importance des questions de sécurité, qui constituent un des objectifs principaux de toute entreprise responsable. Nous ne pouvons pas relâcher notre vigilance, comme l’illustre la récente série de désastres miniers à l’étranger, mais nous pouvons tout de même nous féliciter de nos résultats exceptionnels en matière de sécurité, que ce soit par rapport aux activités de construction qu’à celles des opérations. Les professions au sein de l’industrie minière et métallurgique demeurent parmi les plus surs de tous. Nous devons véhiculer ce message le plus souvent possible. Ce fait, ainsi que la nature hautement technologique de notre travail, représentent des éléments clés à utiliser pour convaincre les étudiants brillants à se joindre à notre industrie.


Chris Twigge-Molecy, Président de l’ICM

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