février 2011

Un processus accélére

De la découverte à la faisabilité à la production

Le développement du projet sur la propriété d’Osisko près de Malartic, au Québec, a débuté en 2008. L’entreprise prévoit entamer l’exploitation de la mine au deuxième trimestre de 2011


De nombreux efforts doivent être déployés pour démarrer une exploitation minière d’envergure. Par contre, lorsque des gestionnaires qualifiés, la demande, des mécanismes de financement et l’approbation règlementaire tendent tous dans le même sens, la motivation pour aller de l’avant rapidement est forte. C’est particulièrement le cas pour la mine à ciel ouvert Canadian Malartic d’Osisko qui devrait commencer ses activités de production au second trimestre cette année.

Selon Paul Johnson, directeur général des services techniques du projet, qui est situé à 20 kilomètres à l’ouest de Val-d’Or, au sein d’une région abitibienne riche en or et propice au forage : « Avec le cours de l’or qui est à un niveau record, nous déployons tous les efforts pour faire avancer le processus le plus rapidement possible. » M. Johnson poursuit en affirmant : « Notre équipe est composée de gens d’expérience et compte, avec les fondateurs d’Osisko, Sean Roosen, Robert Wares et John Burzynski, d’anciens dirigeants de Cambior, dont le directeur financier et vice-président Bryan Coates. Nous avons l’habitude de travailler ensemble dans des conditions difficiles. » Achetée par Iamgold en 2006, Cambior a exploité des mines au Québec, aux États-Unis et en Amérique du Sud, dont notamment la mine d’or à ciel ouvert de Rosebel au Suriname, laquelle fut mise en production en 2004.

Jusqu’à maintenant, les mains d’expérience de Cambior, dont celles de Paul Johnson, ont fait un travail remarquable. Selon les responsables de la compagnie, la construction du site minier de la Canadian Malartic, y compris les installations administratives, une zone de broyage, un broyeur et des épaississeurs, une aire de stockage des résidus et un « mur écologique » qui servira à abriter la ville avoisinante du site, ont progressé dans les délais prévus. De plus, la flotte de véhicules de production est sur place et les activités de préproduction vont de bon train.

Un redressement d’importance

Osisko considère que le projet de la Canadian Malartic, qui a requis un investissement d’un milliard de dollars, sera le plus important projet du secteur privé du genre au Québec. D’ici 2012, cette opération entièrement financée et réglementée devrait produire 688 000 onces d’or. La production moyenne passera à 732 000 onces par année au cours des cinq premières années, tirée des quelque 60 000 tonnes de minerai extrait quotidiennement.

Osisko a fait l’achat du site de la Canadian Malartic lorsque celui-ci est devenu disponible à la suite de la faillite de McWatters Mining en 2004. Deux ans plus tard, les résultats de sa campagne de forage ont valu aux dirigeants d’Osisko le titre de Prospecteur de l’année de l’Association de l’exploration minière du Québec, puis le titre de Prospecteur de l’année en 2008 de l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs, marquant ainsi le début d’une longue série d’accolades pour leur travail.

Le gisement de minerai impressionnant de la Canadian Malartic inclut une réserve de 8,97 millions d’onces et une quantité estimée de 7,7 millions d’onces d’or récupérable. Le minerai produira une teneur moyenne de 1,13 gramme par tonne pendant les 12,2 années d’existence prévues de la mine. Près de 97 pour cent des ressources se trouvent à moins de 300 mètres de la surface.

Lorsqu’il faut agir vite

La phase de développement du projet a commencé au début de l’année 2008 alors que les travaux d’exploration et de réglementation tiraient à sa fin. M. Johnson explique : « Nous avons travaillé en recourant à la méthode du chemin critique. Au lieu de faire une chose à la fois, nous avons tenté de faire plusieurs opérations à la fois dans la mesure du possible, afin d’accélérer le processus. »

Selon Luc Lessard, vice-président de l’ingénierie et de la construction, également un ancien dirigeant de Cambior, la société a dû prendre de nombreuses décisions importantes tôt dans le processus. « La première question qui se posait était de savoir si nous devions développer le site nous-mêmes ou le vendre », affirme Luc Lessard. « Une fois que nous avons convenu de continuer par nous-mêmes, nous devions déterminer s’il était nécessaire de recourir aux services d’une entreprise de gestion de projet pour superviser les travaux de construction. »

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