août 2011

Un nouveau départ

Revitalisation de la Société de l’environnement de l’ICM

Par Hartley Butler George

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La Société de l’environnement de l’ICM (Institut canadien des mines, de la métallurgie et du pétrole) a connu des hauts et des bas. Depuis sa fondation en 1998, elle a eu de la difficulté à trouver sa place, et a frôlé l’élimination à maintes reprises. De nombreux éléments ont mené au déclin de la Société, notamment l’épuisement des bénévoles, l’absence d’une orientation clairement définie et l’isolation par rapport aux autres groupes environnementaux.

Il y a un an, Chris Twigge-Molecey, alors président de l’ICM, a décidé d’insuffler une vie nouvelle à la Société en lui donnant un nouveau rôle prééminent au sein de l’ICM et du secteur. « Les enjeux environnementaux et sociaux sont essentiels pour le maintien de notre permis d’exploitation », a-t-il affirmé. « Ils ont une incidence sur toutes nos activités dans les secteurs minier, métallurgique et pétrolier. Il était insensé de ne pas compter d’activités environnementales viables au sein de l’ICM. »

M. Twigge-Molecey a réuni un groupe diversifié de 20 personnes de l’ICM et du conseil consultatif d’Initiative Mines Vertes du gouvernement fédéral aptes à prendre la tête de ce projet, selon lui. Le groupe, auquel Chuck Edwards, le président actuel de l’ICM, a fourni des conseils de façon active, a été chargé de donner le coup d’envoi à la revitalisation de la Société.

À l’heure actuelle, il n’y a pas d’association minière pancanadienne axée sur les enjeux environnementaux dans leur ensemble, pas de ressource où les professionnels du secteur peuvent établir des liens. « Le fait de jouer un rôle de fer de lance dans ce domaine est important pour montrer au public que l’industrie minière accorde de l’importance aux questions environnementales », a affirmé Janice Zinck, membre du groupe principal et responsable de la gestion des déchets miniers à LMSM-CANMET et ancienne présidente de la division environnementale de la Société de la métallurgie et des minéraux (MetSoc).

« L’environnement n’est plus qu’une simple idée après coup pour l’industrie; c’est tout le contraire. »

Bien que des efforts de revitalisation aient été déployés par le passé, Mme Zinck croit que cette fois sera différente. « Le facteur clé sera l’établissement de liens avec d’autres associations et groupes environnementaux », a-t-elle expliqué. « Nous ne pouvons pas survivre sans cela. Nous devons élargir notre réseau, nous faire connaître et orga­niser des événements autonomes qui permettront à la Société de concrétiser son plein potentiel. »

Le groupe espère que la Société améliorera la présence mondiale de l’Institut, qu’elle mettra en valeur ses efforts environnementaux, et qu’elle promouvra la participation aux activités de l’ICM. David Forrester, membre du groupe principal et ingénieur minier principal à AECOM, est d’avis que la Société « sera un nouveau champion, au sein de l’ICM, qui renforcera l’acquisition de connaissances et la collaboration entre les groupes pour se pencher sur la question de la durabilité dans le secteur. »

Le nouveau mandat de la Société consistera à promouvoir, au sein du secteur, un dialogue sur les réactions aux défis en matière de responsabi­lité environnementale et sociale, en mettant l’accent sur les pratiques exemplaires, la recherche requise et les activités de développement; à travailler avec des organismes externes pour discuter de possibilités de conférences communes; à se concentrer davantage sur les programmes environnementaux et sociaux du Congrès et Salon commercial annuel de l’ICM; à renforcer le contenu des conférences organisées par les autres sociétés de l’ICM, le cas échéant; et à publiciser les conférences mondiales comprenant un solide contenu minier/environnemental. Dans l’avenir, la Société espère aussi ajouter des ateliers et unir ses forces à celles de groupes axés sur la responsabilité sociale d’entreprise.

À l’heure actuelle, le groupe principal finalise les détails relatifs aux actions à long terme. Il a élaboré une charte et il travaille à un plan d’action à plusieurs échelons. Les prochaines étapes consisteront à prendre de l’expansion en suscitant la participation d’autres parties, à dresser un solide dossier d’analyse et à présenter des recommandations pour la revitalisation de la Société à l’intention du conseil de l’ICM à la fin de l’été 2011.

De nombreux obstacles se présentent : attirer de nouveaux membres et susciter l’engagement des béné­voles figurent parmi les défis que le groupe devra relever dans l’avenir; toutefois, les membres demeurent enthousiastes. « Il faut un certain temps pour qu’une petite société prenne de l’ampleur », a conclu Mme Zinck. « Le feu doit être nourri. »

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