sept/oct 2010

Mot du président

De l’énergie pour le futur

Par Chris Twigge-Molecy

Le contexte actuel est tout indiqué pour parler du charbon et des sables bitumineux, lesquels représentent une composante importante du secteur minier canadien. Notre pays est un fournisseur d’énergie solidement établi à l’échelle mondiale, les États-Unis étant son principal client. Cependant, l’axe de la demande mondiale s’est déplacé. En juillet, l’Agence internationale de l’énergie a en effet annoncé que la Chine a utilisé quatre pour cent d’énergie de plus que les États-Unis, freinés par la récession l’an dernier. Dans les années à venir, la prédominance de la Chine deviendra encore plus prononcée.

La consommation d’énergie de la Chine par habitant ne représente encore qu’un tiers de celle des États-Unis et du Canada. Autrement dit, la Chine aura besoin de nos ressources énergétiques. Pour répondre à la demande, Sinopec, China National Offshore Oil Corporation et Petrochina ont déjà acquis des participations importantes dans les sables bitumineux, reléguant au second plan les investissements chinois dans d’autres produits canadiens tels que le minerai de fer, les métaux de base et la potasse. L’Inde et d’autres pays émergents suivront la Chine dans les décennies à venir.

Cependant, les défis qui en résulteront en ce qui a trait à l’augmentation de l’approvisionnement seront les nôtres.

Nous devrons accélérer les travaux de construction et de mise en valeur d’une manière équilibrée pour :

  • éviter une surchauffe du marché de l’emploi comme celle que nous avons connue il y a seulement trois ans;
  • parvenir à un équilibre des besoins en eau entre le développement énergétique, le secteur agricole et les villes;
  • répondre aux besoins des communautés locales, en particulier en lien avec l’emploi et les enjeux locaux tels que l’oléoduc

« Gateway Pipeline » allant jusqu’à Kitimat pour transporter le

pétrole jusqu’au littoral du Pacifique;

  • réduire les émissions de gaz à effet de serre tout en répondant à la demande croissante en hydrocarbures.

Alors que nous, dans l’industrie, aurons à relever ces défis, les producteurs de charbon et de sables bitumineux devront parler souvent et clairement des aspects environnementaux et géopolitiques de leurs activités, tout en continuant à réduire l’empreinte écologique du secteur. Parmi les articles que vous trouverez dans ce numéro à ce sujet figurent un aperçu des tout derniers progrès en matière d’extraction in situ, des remises en état réussies et des projets de recherche soutenus par l’industrie.

Avant de conclure, je tiens à féliciter Doug Boyd, Torstein Utigard, Alan Plumtree, Stavros Argyropoulos et David Wilkinson, tous membres de longue date de l’ICM, nommés récemment membres de l’Académie canadienne du génie.

J’espère que vous trouverez le contenu de ce numéro à la fois intéressant et stimulant.

Chris Twigge-Molecy, Président de l’ICM

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