sept/oct 2010

Dominic Gravel reprend le flambeau familial

Par Marlene Eisner et Maria I. Anelli

Photo courtoisie de D. Gravel


La section Thetford Mines de l’ICM remettait en janvier dernier quatre bourses aux jeunes de la région, sélectionnés grâce à leurs résultats académiques, leur dynamisme et leur implication dans les activités para-académiques.

Dominic Gravel, âgé de 25 ans et étudiant en troisième année à l’Université Laval en génie minier, fut l’heureux récipiendaire d’une bourse de 1500 $.

« C’est toujours spécial d’être élu parmi ses confrères et j’en suis très flatté », a dit M. Gravel qui souhaite rembourser ses dettes d’études et de réparations d’automobile.

Les deux grand-pères, et le père de M. Gravel ont travaillé dans les mines d’amiante. En fier héritier, il savait dès son entrée au CEGEP de Thetford Mines en Technologie minérale à l’âge de 18 ans, qu’il perpétuerait la tradition. « Ma passion s’est épanouie surtout durant mes stages à la mine Raglan1 et sur le projet Éléonore2 », a dit M. Gravel. « Après le CEGEP, j’ai vécu pendant un an à Rouyn-Noranda où j’ai travaillé chez Goldcorp Canada. J’ai décidé alors, de poursuivre mes études en génie. J’aime l’immensité des chantiers et l’ambiance des mines. J’adore la complexité de cette industrie qui présente une foule de défis. »

Parmi ceux-ci, M. Gravel considère qu’il est primordial que l’environnement fasse partie intégrante de l’industrie dans le respect des communautés où sont exploités les gisements.

Dans un ans, M. Gravel aimerait demeurer dans sa région qui lui tient à cœur et œuvrer dans l’industrie de l’amiante chez LAB Chrysotile. Aussi, le projet Éléonore où il a travaillé deux ans, l’intéresse beaucoup.

« J’aimerais prouver qu’il est possible d’utiliser le chrysotile, ce minerai industriel de façon sécuritaire, et qu’il est encore viable de l’exploiter », a-t-il conclut.

À noter, l’équipe de M. Gravel s’est classée 7e au terme des 20 épreuves lors des 20th Annual Canadian Mining Games à Halifax en février. Des 10 universités canadiennes participantes, l’École Polytechnique et l’Université McGill ont terminé respectivement au 4e et 9e rang.


1 Gisement de sulfure de nickel au Nunavik

2 Gisement aurifère à la Baie James

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