juin/juillet 2010

Vie étudiante

Une expérience inoubliable: Un groupe d’étudiants de passage en Abitibi

Par P. Groleau

Osisko

Photo de groupe devant les camions de 250 tonnes d’Osisko; Chevalement du Projet Westwood d'IAMGOLD en construction


Chaque année, les étudiants du département de Génie des mines et de la minéralurgie et de Génie des matériaux et de la métallurgie de l’Université Laval organisent un voyage de quelques jours en Abitibi pendant la semaine de relâche. Ils visitent différentes compagnies minières qui ont l’amabilité de les accueillir et de montrer leurs infrastructures et diverses opérations en cours. Le but premier de cette activité est d’informer les nouveaux arrivants au baccalauréat en leur offrant un aperçu des réalités du terrain.

Comme toutes les mines sont différentes, cette expérience très enrichissante et agréable renseigne sur plusieurs aspects de l’industrie minière. Cette année, la visite comprenait : le Projet Westwood de IAMGOLD, situé sur le site de la mine Doyon, la mine Goldex d’Agnico-Eagle et le projet Canadian Malartic d’Osisko.

Le premier jour, le groupe de 25 étudiants et le directeur du département M. Jacek Paraszczak se sont rendus sur la propriété IAMGOLD pour visiter le projet Westwood. Quel projet! Un puits foncé à l’aide d’une immense aléseuse et la construction d’un chevalement de calibre national. C’est un projet que plusieurs sceptiques croyaient impossible à accomplir. En matinée, un groupe descendait par la rampe Warrenmac pendant qu’un autre visitait les installations de surface, puis les groupes ont changé de place. C’était pour certains leur première descente sous terre et les questions étaient nombreuses.

Le projet est déjà bien avancé mais il n’est pas encore rendu au stade de production. Cette visite nous a permis de voir les différents problèmes et contraintes rencontrés lors du démarrage d’une nouvelle mine.

Durant l’après midi, nous avons visité le concentrateur de la mine Doyon. C’était le moment de voir et d’apprendre le fonctionnement d’une usine de traitement. C’est la partie plus attendue par les adeptes de métallurgie mais les gens de mines pouvaient voir ce qu’il advient du minerai une fois qu’il est extrait. Pendant cette visite, quatre chanceux pigés au sort sont descendus dans le puits en fonçage et ont pu observer le travail avec un « Galloway ». C’est une opportunité très rare qui a été très appréciée. Le lendemain, à la mine Goldex, nous sommes descendus sous terre; c’était un instant spécial pour ceux qui descendaient dans une cage pour la première fois. La visite du garage et des différents entrepôts était au programme, suivie d’une visite de la salle des marteaux et d’un chantier longs trous en pleine opération de forage, tout pour épater et intéresser. Ce fut très complet comme visite, incluant même le concasseur à mâchoires géant, avant de remonter à la surface. La mine Goldex utilise une méthode de minage totalement différente des autres mines ainsi que des appareils à la fine pointe de la technologie.

En après-midi, nous avons visité l’usine de traitement. C’est très différent d’observer une usine relativement neuve où rien n’a été ajouté par après ce qui complexifie le réseau de la pulpe. L’usine est presque complètement automatisée et les opérateurs surveillent le bon déroulement des opérations sur de multiples écrans. Puis, avant de quitter, nous avons eu la chance de voir la grande salle de contrôle du treuil à friction et de monter jusqu’au sommet du chevalement pour le voir fonctionner de nos propres yeux.

Le dernier jour a débuté par une visite du projet Canadian Malartic en autobus. Nous avons eu la chance de côtoyer des immenses camions de 250 tonnes et de prendre quelques photos avant d’aller voir l’immense pelle électrique. Finalement, « la cerise sur le sundae », nous avons assisté au sautage de midi (environ 25 000 tonnes, un petit sautage selon les gens d’Osisko). Puis, après ces trois jours bien remplis, ce fut le retour à Québec.

Un grand merci encore une fois à IAMGOLD, Agnico-Eagle, Osisko, MISA et l’ICM pour leur contribution à cette belle expérience. Qui sait? Peut-être à l’année prochaine!

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