déc '10/jan '11

Le risque de garder le silence

L'implication et la bonne volonté : la clé pour communiquer le message minier

. Par Dan Zlotnikov

Femmes maya travaillant dans une pépinière à proximité de la mine Marlin de Goldcorp au Guatemala | Photo courtoisie de Goldcorp


À la mi-novembre, la station de suivi de la qualité de l’air UE-1 de Syncrude, à proximité de Fort McMurray, rapportait des concentrations de dioxyde d’azote et de dioxyde de soufre bien en deçà des niveaux maximums permis. Vous pouvez connaître les teneurs en tout temps dans leur site Web sur la qualité de l’air.

La station de suivi est l’une de 15 gérées par la Wood Buffalo Environmental Association (WBEA), une initiative conjointe des exploitants des sables bitumineux, du Gouvernement de l’Alberta, d’ONG et de communautés autochtones locales. Dans la controverse des communications concernant les sables bitumineux, la WBEA a beaucoup travaillé pour établir la confiance et la bonne volonté entre les exploitants et les résidents locaux.

Pendant ce temps, le Fonds monétaire international prédit que le PIB asiatique aura une croissance de sept pour cent en 2010 et 2011. L’importance des communications, de la transparence et de la confiance ne fera qu’augmenter alors que la demande pour les minéraux s’accroîtra. Les marchés commencent à refléter cette réalité et la réussite des compagnies dépendra de leur préparation à rencontrer ces défis.

Il n’est pas facile de communiquer les efforts de responsabilité sociale des entreprises (RSE). Avec toutes les normes et ententes existantes, les obligations de conformité d’une compagnie peuvent sembler non raisonnables.

« C’est la plainte la plus courante, cela semble uniquement un fardeau », dit Ron Nielsen, directeur principal du International Centre for Business Innovation and Strategy et associé principal de la firme de développement durable ÉEM. Toutefois, avec le temps, le non-respect des normes acceptées de comportement RSE deviendra onéreux pour une compagnie, allant de primes d’assurance plus élevées à des délais plus longs pour obtenir les permis gouvernementaux.

« Ces efforts aideront votre rendement, vous serez en meilleure position et aurez une meilleure réputation, et vous améliorerez l’engagement de vos employés », explique M. Nielsen. « Si vous vous fiez à une approche commerciale traditionnelle et travaillez toujours de la même façon en ajoutant la RSE, ce sera toujours une lutte. »

« Il est plus facile de travailler avec des compagnies qui avouent avoir un problème et demandent de l’aide qu’avec des compagnies qui nient continuellement qu’il existe un problème malgré l’évidence croissante », dit Jamie Kneen coordinateur des communications pour le groupe Mines Alerte Canada.

Faire passer le message

Don Thompson, président du Oil Sands Developers Group, dit : « Je crois que tous les groupes, défenseurs de l’environnement ou autres, sont très bien organisés en raison de la prédominance croissante des médias sociaux. Cela fait une grande différence en termes de la vitesse à laquelle ils peuvent coordonner leurs activités et inciter à l’action », dit-il.

M. Kneen est d’accord : « Il existe un partage d’expériences, négatives et positives. Des réseaux d’organismes, de communautés et d’académiciens travaillent sur les ententes touchant les répercussions et les avantages et sur les aspects techniques et sociaux. »

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