mars/avril 2009

La mine et le site métallurgique Kidd de Xstrata

Par P. Diekmeyer

Les broyeurs de l’usine de concentration Kidd


Que de différences en six mois! L’an dernier, Xstrata annonçait une modernisation de 121 M$ à la mine Kidd dans le nord de l’Ontario; cet agrandissement aurait ajouté 3,4 Mt de minerai et accru le taux de production pour les huit prochaines années en plus de prolonger la vie de la mine d’un an. La croissance économique mondiale et la demande pour le cuivre avaient déjà ralenti, mais personne ne pouvait prévoir que les prix du cuivre chuteraient de 4,08 $/lb à 1,32 $/lb.

Tom Semadeni, le directeur général de la mine Kidd, est cependant positif. « N’oubliez pas que cette mine est exploitée depuis plus de 40 ans. Durant cette époque, nous avons eu bien des hauts et des bas et nous en verrons d’autres. Nous avons une équipe de gens compétents qui savent rencontrer les défis de travailler à de grandes profondeurs », dit-il. M. Semadeni en a effectivement vu d’autres, ayant travaillé plus de 20 ans comme ingénieur minier à Falconbridge et à Noranda.

La mine Kidd : une longue et prestigieuse histoire

Les installations métallurgiques de Kidd en Ontario, à 22 km au nord-est de Timmins, font partie de la division canadienne de Xstrata Copper, basée à Brisbane, en Australie, actuellement le quatrième plus grand producteur mondial de cuivre, avec une capacité annuelle de plus d’un million de tonnes.

Le gisement des mines Kidd a été identifié en 1964. L’exploitation du site a débuté à ciel ouvert et a évolué en mine souterraine; on y extrait du cuivre, du zinc et plusieurs autres métaux. Une fois que les investissements seront terminés, la mine – déjà la plus profonde au monde – aura une profondeur de 9500 pieds. Les travaux comprendront l’ajout de trois niveaux de production et les infrastructures connexes nécessaires : une rampe, des trémies jaugeuses, de la ventilation et des systèmes de remblais.

Les installations de traitement de Kidd comprennent deux installations principales : le concentrateur et la fonderie et raffinerie. Selon Thompson Hickey, directeur général du site métallurgique, ces installations emploient environ 875 personnes dont 125 au concentrateur, 250 dans les installations de cuivre et 350 dans les installations de zinc.

En raison du terrain marécageux autour de la mine, les installations de traitement ont été construites à une trentaine de kilomètres. Le minerai est acheminé au concentrateur par le service ferroviaire de la compagnie. Le concentrateur produit des concentrés de cuivre et de zinc.

Les minéraux rentables sont séparés de la gangue en plusieurs étapes dont le concassage et le broyage en une boue fine qui est envoyée au circuit de flottation. Les minéraux se trouvent alors séparés et les résidus sont acheminés vers un bassin de retenue. L’eau du bassin est traitée avant d’être rejetée dans l’environnement.

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