août 2009

La mine Kittilä d’Agnico-Eagle

Une nouvelle mine d'or en Finlande attire beaucoup d'attention

Par M. Paduada

Réservoir de lixiviation à la mine Kittilä


Une nouvelle mine d’or en Finlande attire beaucoup d’attention. Les géologues parlent de la similitude du gisement avec ceux de l’Abitibi; les ingénieurs miniers pensent aux conditions difficiles et les métallurgistes discutent du minerai réfractaire, du circuit de traitement et de l’optimisation de la récupération.

Le gisement aurifère de Suurikuusikko a été découvert en 1986; les fondateurs de Riddarhyttan Resources, Jaan Kaber et Sven Norfeldt, l’ont acquis par la suite et le président de la compagnie, Pertti Voutilainen, a vite réalisé qu’il fallait une compagnie minière d’expérience pour l’exploiter.

Le soutien de la communauté a encouragé Agnico-Eagle à s’engager, explique Sean Boyd, président-directeur général, Agnico-Eagle. En retour, la culture organisationnelle de cette compagnie a impressionné les Finlandais. « La façon de traiter les employés conduit à un bon environnement de travail », dit Dmitry Kushnir, directeur des relations avec les investisseurs. Selon James Nasso, président, Agnico-Eagle, les liens étaient faciles à établir en raison des similitudes entre les cultures finlandaise et canadienne.

Les employés d’Agnico-Eagle se sont beaucoup impliqués pour démarrer Kittilä. Eberhard Scherkus, président et chef des opérations, et Alain Blackburn, vice-président principal, exploration, ont souvent visité le site pour diriger les forages et évaluer le potentiel. David Garofalo, chef des services financiers et vice-président principal d’Agnico-Eagle, a obtenu le financement pour l’agrandissement de la compagnie, un fait qui lui a mérité le titre de meilleur directeur financier au Canada pour l’année 2009.

Bien que l’exploitation minière constitue une part importante de l’économie de la Finlande, l’expérience de ce pays réside surtout dans les mines souterraines; c’est aussi le cas du surintendant de la mine, Juha Riikonen. « Au cours des six derniers mois nous avons embauché près de 70 personnes et peu connaissent les exploitations à ciel ouvert. » La formation sera donc essentielle. Selon Bruce Schellenberg, un conseiller canadien en formation, les gens ont rapidement surmonté de nombreux obstacles dont le climat et le fonctionnement 24/7 d’une exploitation.

Le taux actuel d’extraction dans la fosse Suuri est d’environ 2500 t/j et il devrait atteindre 3000 t/j vers la fin de 2009. L’équipement d’extraction comprend des camions Caterpillar, des appareils de forage Ranger 700 et une foreuse Atlas Copco ROC D9 en plus des pelles et des bouteurs.

Le circuit de l’usine est semblable à d’autres circuits Agnico-Eagle : un concasseur à mâchoires, un réservoir intermédiaire de 3000 tonnes et un broyeur semi-autogène qui peut traiter en moyenne 124 t/h. Dans le circuit de flottation, neuf cellules Outotec Tankcell-40, retirent le carbone; un stage de flottation des sulfures produit un concentré de sulfure. L’ajout d’acide sulfurique prépare le concentré pour une oxydation sous pression dans l’autoclave. Le personnel d’Agnico-Eagle optimise les derniers ajustements : la pré-flottation du carbone organique, le temps de résidence dans l’autoclave, la température et le niveau d’acidité pour une récupération visée de 83 pour cent.

Le produit de l’autoclave est épaissi dans un circuit de décantation à circulation inverse à trois étapes, puis l’or est adsorbé sur du charbon activé dans un circuit de lixiviation sur charbon. Finalement, l’or est récupéré par extraction électrolytique et coulé en lingots.

Le meilleur est encore à venir

Les 3,2 millions d’onces de réserves, la campagne d’exploration sur 67,5 km2 et une étude pour doubler le taux de production rendent la mine Kittilä encore plus intéressante.

« À l’exception de la langue, la vie en Laponie ressemble au Nord du Canada », dit, Carol Plummer, le directeur de la mine. De plus, les Canadiens et les Finlandais partagent un amour du hockey et discutent des chances d’une finale Canada – Finlande lors des Jeux d’hiver de Vancouver. Les mines, c’est un peu comme le hockey, il faut connaître son jeu et avoir la bonne équipe pour rapporter l’or.

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