novembre 2008

La mine Diavik

Les meilleurs diamants dans les terrains les plus hostiles au monde

Par M. Kerawala

Une vue aérienne spectaculaire de la mine Diavik

Le paysage glacé, presque lunaire, de la mine Diavik, à seulement 220 km au sud du cercle arctique, contient parmi les plus riches kimberlites au monde; une cheminée produit cinq fois plus de carats que la moyenne mondiale.

La construction a commencé en 2001 et, après des déboursés de 1,3 G$, la production a débuté deux ans plus tard; le premier million de carats a été atteint en quelques mois.

La localisation de la mine dicte tous les aspects de l’exploitation. Premièrement, il a fallu construire une piste d’atterrissage pour desservir des petits avions jusqu’aux Boeing 737. Des génératrices Caterpillar produisent 4,4 MW d’électricité chacune et la chaleur perdue est captée pour le chauffage des immeubles. Une co-entreprise autochtone a préfabriqué les résidences du camp en Alberta. D’autres installations comprennent une cafétéria et un centre récréatif avec gymnase, piste de course et court de squash.

« Nous opérons 24/7 à l’année; mais quand il fait -50ºC, même l’acier casse et vous ressentez les effets d’un froid démesuré », dit Tom Hoefer, employé de longue date et porte-parole de Diavik.

Diavik est située sur une île et le gisement se trouve sous le lac. « Nous avons construit un système très sophistiqué de captage et de traitement de l’eau avant de la retourner dans le lac », explique M. Hoefer. Des digues retiennent temporairement l’eau durant l’extraction. La première digue, d’une longueur de 3,9 km, a été achevée en juillet 2002; elle a une hauteur moyenne de 10 m et une profondeur maximale de 28 m. Un système de tuyauterie collecte l’infiltration et des thermosiphons gardent le pergélisol gelé. Plus de 1000 capteurs suivent la température, la pression et les mouvements de la digue.

Durant environ deux mois par année, une route de glace de 600 km relie Tibbitt et Contwoyto, desservant trois mines de diamants et de nombreux projets d’exploration. Construite à plus de 85 % sur des lacs, c’est une merveille d’ingénierie. La vitesse y est limitée à 25 km/h, parfois moins aux endroits critiques. Le voyage de 373 km vers Diavik peut donc prendre plus de 15 heures.

« Il faut transporter en deux mois tout ce dont nous avons besoin pour un an. Les fournitures en vrac doivent ensuite être distribuées judicieusement tout au cours de l’année », dit M. Hoefer. Cela s’applique particulièrement au carburant. Les raffineries ne peuvent pas fournir 200 millions de litres d’un seul coup; six réservoirs de 18 millions de litres ont donc été bâtis sur le site.

Si on ne peut faire quelque chose de manière sécuritaire, on ne le fait pas

Cette maxime aide Diavik à maintenir son impressionnant dossier de sécurité. Les employés peuvent refuser toute tâche qu’ils considèrent non sécuritaire. Les autobus de navette entre la mine et l’aéroport ont même des ceintures de sécurité. Cet engagement de la mine envers la sécurité lui a mérité le prix John T. Ryan de l’ICM trois fois en cinq ans.

« En plus de respecter les réglementations, nous avons conçu la mine pour répondre aux exigences de protection environnementale des communautés locales », dit M. Hoefer. « Nous soutenons plusieurs apprentis et nous nous sommes engagés à avoir une main-d’œuvre 66 % locale et 40 % autochtone. »

Diavik a aussi contribué à créer une douzaine de compagnies autochtones et, en date de 2006, Diavik avait dépassé le milliard de dollars en contrats avec ces compagnies.

Diavik effectue actuellement des travaux d’expansion et de transition de 700 M$ pour passer d’une mine à ciel ouvert à une mine souterraine en 2009, prolongeant la vie de la mine au-delà de 2020.

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