novembre 2008

Parlons-en

Une vitrine sur les sciences de la Terre et le secteur minier

Par F. Cinq-Mars

Saynète théâtrale dans l'expo permanente

Le Musée minéralogique et minier de Thetford Mines est un centre de sciences de la Terre unique au Québec où géologie et histoire se conjuguent pour vous raconter la fascinante aventure d’une région minière exceptionnelle. Ce territoire, constitué de fragments de l’ancien océan Iapétus dont la fermeture se serait produite de façon épisodique jusqu’à ce que le continent nord-américain et le continent européen entrent en collision pour former les Appalaches, méritait d’avoir son musée sur ses richesses minérales. Le Musée a été fondé en 1976 à l’occasion du centenaire de la découverte de l’amiante.

Les principales activités

Les principales activités sont la recherche, la gestion et la conservation des collections ainsi que la préparation d’expositions, de publications et d’activités éducatives. La collection de 15 000 artéfacts et spécimens est entièrement informatisée et accessible via le Réseau canadien d’information sur le patrimoine (RCIP). Depuis 1991, le Musée a réalisé dix publications. Cet automne, un onzième titre va s’ajouter, soit le Guide sélectif des minéraux associés au complexe ophiolitique de Thetford Mines et d’Asbestos. Ce livre explique la géologie et la minéralogie de cette région.

Les expositions

L’institution présente deux expositions dans sa salle d’exposition permanente. Les Appalaches exposées et explosées raconte l’histoire de la Terre, l’aventure fascinante des Appalaches, la formation de minéraux exceptionnels, l’histoire de l’amiante et les autres ressources ayant été exploitées. Atomes et cristaux réunit les neuf grandes classes de minéraux de notre planète, véritable festin de formes, de couleurs et de cristaux.

Le Musée présente en moyenne cinq expositions temporaires par année produites par lui ou par d’autres musées canadiens. Sa dernière production, Météores à bâbord, après avoir tenu l’affiche tout l’été, a entrepris sa tournée canadienne en septembre 2008. Riches de plusieurs pièces spectaculaires, dont des météorites lunaires et martiennes, l’exposition s’adresse autant aux familles, aux amateurs qu’aux connaisseurs. Cinq bornes informatiques, des bandes audio et des séquences vidéo favorisent l’interactivité et la découverte du monde fascinant des météorites.

Services offerts aux groupes scolaires et aux jeunes

Le Musée offre plusieurs ateliers éducatifs en lien avec les programmes scolaires tels « L’habit du mineur », « Hector à l’heure de l’industrialisation » et « Les minéraux en spectacle ». Des excursions géologiques dans d’anciens sites miniers (orpaillage en rivière, cueillette de minéraux) complètent ce programme. Si les groupes scolaires ne peuvent venir au Musée, un animateur se rend à l’école avec sa quantité impressionnante de minéraux. Les jeunes de 7 à 12 ans peuvent participer à des camps géologiques de cinq jours durant l’été ou à des camps de jours en sciences naturelles durant la relâche scolaire.

Autres activités

En été, le visiteur peut visiter une mine d’amiante à ciel ouvert, s’initier au panage d’or ou à la cueillette de minéraux sur le terrain du Musée. De plus, deux personnages comédiens font revivre aux spectateurs les conditions de travail de 1915 dans les mines.

Depuis huit ans, une foire minéralogique a lieu à la fin septembre. Avec les diverses expositions, un programme d’activités est développé dont des conférences, des visites commentées ou des animations spéciales. À noter que cet automne, le Musée reçoit l’exposition Le chasseur de fossiles : Will Matthew et le trilobite géant du Musée du Nouveau-Brunswick. En complément, le Musée présente Paléotalia – Aux sources de la vie préhistorique sur les fossiles les plus remarquables de sa collection.

En terminant, le Musée travaille à acquérir une importante collection de minéraux des Appalaches et est à repenser ses expositions permanentes.


François Cinq-Mars dirige le Musée minéralogique depuis 1988. En 1999, il s’est mérité le prix François Samson du développement culturel du Conseil de la culture de Québec pour son travail dans le dossier de construction du nouveau musée.

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