mai 2008

Nouvelles tentatives

Tournés vers l’avenir en éducation minière

Par M. Eisner

Étudiants de McGill minières à Agnico Eagle Mine Goldex


L’industrie minière offre toute une gamme de possibilités d’emplois au Canada et sur la scène internationale. Toutefois, les tendances aux neuf écoles de mines des universités canadiennes indiquent que les inscriptions au niveau du baccalauréat ne croissent pas assez pour satisfaire les besoins prévus pour l’avenir. Néanmoins, les éducateurs cherchant à attirer plus d’étudiants sont confiants que le nombre d’inscriptions augmentera.

Hani Mitri est le directeur du département de génie des mines et des matériaux de l’Université McGill, un département qui a été fondé à la fin du 19e siècle. Des 2600 étudiants à la faculté de génie, seulement 65 étudient en mines, cependant ce nombre croît. « Il y a cinq ans nous avions 32 étudiants, nous avons donc doublé l’effectif », dit M. Mitri. « Nous projetons avoir une centaine d’étudiants d’ici trois ans. » L’école tente de nouvelles initiatives pour attirer plus d’étudiants. Une de ces initiatives est d’offrir une mineure en mines à tous les étudiants en génie. Une fois qu’ils ont complété un ensemble de cours obligatoires en mines, les étudiants sont éligibles pour un stage de travail dans l’industrie minière.

« L’étudiant en génie reste dans sa discipline — génie mécanique, civil ou autre — et prend quelques cours supplémentaires afin d’obtenir une mineure en mines », explique M. Mitri. « Ce programme a déjà attiré 12 étudiants non en génie minier. L’idée est de faire connaître l’industrie minière aux ingénieurs; lorsqu’ils auront terminé leur cours, cela leur ouvre des portes et constitue un travailleur potentiel pour l’industrie. »

Le comité consultatif de l’industrie est enchanté du programme. « C’est tout nouveau et nous devons le publiciser dans les secteurs non miniers, par exemple la comptabilité ou les finances », dit M. Mitri. « Plusieurs personnes qui entrent dans des programmes de commerce ne sont pas au courant des possibilités offertes dans le secteur minier. Des centaines de ces étudiants cherchent à travailler dans une banque alors que toutes les mines ont des services de comptabilité. »

L’industrie minière doit jouer un rôle plus actif en éducation. « La seule façon de résoudre le problème est que l’industrie démontre son engagement, par exemple en finançant de nouveaux programmes. Les compagnies minières signa­leraient ainsi aux universités l’importance de la formation minière au Canada », dit M. Mitri. Il poursuit en citant le don de Pierre Lassonde, président de Franco-Nevada Mining, à l’Université de Toronto. M. Lassonde a dit qu’il voulait une école de mines; il a mis l’argent sur la table et l’université a maintenant une école de mines.

Paul Hébert, directeur exécutif du Federated School of Mines, est pleinement d’accord que l’industrie doit s’impliquer plus. « Il y a définitivement des possibilités de resserrer les liens entre le monde des affaires et celui de l’éducation. Nous ne pouvons pas attendre deux ou trois ans pour que les programmes de formation et d’éducation rattrapent les besoins de l’industrie. Nous devons reconnaître comment s’effectue le travail et cela pousse l’innovation et l’automatisation », poursuit M. Hébert. « Cependant, ces machines, il faut les construire et les entretenir. Nous devons éduquer et former les gens à l’utilisation des nouvelles technologies. »

Pour M. Hébert, l’éducation minière est une bonne nouvelle, avec les perspectives de nombreux postes à l’horizon et un avenir positif pour le Canada. Il est aussi confiant que l’industrie relèvera le défi. « Les mineurs solutionnent les problèmes », dit-il. « Par définition, l’industrie recherche le nouveau – gisements, technologies et autres – elle a l’habitude d’être créative. »

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