mars/avril 2008

L’avenir brilliant du nickel

Une conversation avec le président et chef de la direction visionnaire de Vale Inco, Murilo Ferreira

Par A. Gordon

Cela fait un peu plus d’un an que Murilo Ferreira est devenu le président et chef de la direction de Vale Inco Ltd. – la filiale canadienne à part entière de Companhia Vale do Rio Doce (Vale), une compagnie basée au Brésil. Durant ce temps, M. Ferreira a échangé les températures tropicales du Brésil pour celles de Toronto où il a aidé la compagnie plus que centenaire à piloter un changement de nom et de marquage; il a de plus encadré l’une des années les plus profitables de la compagnie.

Après cela, même un dirigeant dynamique aurait le droit d’être un peu fatigué,non? Certainement pas M.Ferreira! Il souffrirait peut-être un peu du décalage horaire — d’avoir visité les exploitations et les projets de Vale Inco dans 20 pays autour du globe et les réseaux de marketing qui s’étendent dans 40 pays — mais l’énergie et l’enthousiasme de ce leader dynamique sont indéniables.

Le fait que Vale ait annoncé récemment qu’en 2007 la compagnie avait des revenus bruts de 33,1 milliards de dollars (US) — les plus élevés de son histoire — et 28,8 % de plus qu’enregistré en 2006, doit sûrement aider. Le même rapport indique aussi que le nickel était deuxième (derrière le fer) en termes de génération de revenus.

Nous avons demandé à M. Ferreira de partager avec nous ses idées sur l’industrie du nickel et vers où il la voit cheminer. Nous découvrirons que l’avenir semble très prometteur.

ICM : 2007 a été toute une année pour les marchés du nickel.

M. Ferreira : Oui, ce fut une année dynamique et excitante. Nous avons atteint de nouveaux sommets pour le prix du nickel et la Chine a augmenté sa production d’acier de manière pharamineuse. Il y a aussi une forte demande pour des alliages à haute teneur en nickel, principalement en raison des secteurs de l’énergie et de l’aérospatiale.

Pour ce qui est de l’offre, plusieurs fournisseurs traditionnels avaient des difficultés, souffrant d’interruptions dans les approvisionnements. Vu de ce côté, la grande augmentation de gueuses de nickel en provenance de la Chine n’était pas un problème; au contraire, c’était de bonnes nouvelles pour l’ensemble de l’industrie car cela a permis d’équilibrer les marchés.

ICM : Cette demande de la Chine devrait-elle continuer?

M. Ferreira : Oui, nous somme convaincus qu’au cours des prochaines années, la production d’acier de la Chine poussera la croissance de la demande pour le nickel. La demande de la Chine a crû en moyenne de 29 % par année entre 2000 et 2007. C’est assez incroyable, mais nous prévoyons que la demande croîtra de manière significative au cours des prochaines années.

ICM : Comment Vale Inco espère-t-elle satisfaire cette demande?

M. Ferreira : Nous ciblons et nous continuerons de cibler nos clients. Il est donc important que nous puissions leur fournir un produit de haute qualité. Nous possédons, et de loin, les plus grandes réserves de nickel — 27 % des réserves mondiales — qui serviront de base solide pour l’avenir. À partir de cela, nous pouvons nous attendre à un bon pipeline d’où nous obtiendrons de nouveaux projets pour continuer cette croissance.

Notre projet minier Totten est très prometteur — il s’agit de la première mine Vale Inco à Sudbury depuis plus de 35 ans. Nous allons de l’avant avec le projet Goro en Nouvelle- Calédonie; nous planifions le démarrer au cours du dernier trimestre de 2008. Nous avons aussi le projet Onça Puma au Brésil; il devrait démarrer au premier trimestre de 2009. Il y a aussi PT Inco en Indonésie. De plus nous nous sommes engagés à construire une nouvelle affinerie à Voisey’s Bay.

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