mars/avril 2008

De nouveaux débuts

Sudbury profite d’un renouveau

Par C. Hersey

Propriété Première Ridge, First Nickel


Tout comme les premiers brins de verdure après un long hiver, les renouveaux signifient espoir et anticipation de l’avenir. Cela s’applique également à la communauté minière de Sudbury. Il semble qu’un vent de fraîcheur souffle jusqu’au coeur même de la ville.

Le marché immobilier de Sudbury est actuellement l’un des plus actifs au pays. Mais il n’y a pas si longtemps, les choses allaient moins bien. Lorsque le prix du nickel a frappé un creux de 2,25 $/lb à la fin des années 1990, plusieurs croyaient que l’industrie minière locale s’éteindrait. Les mines devaient s’approfondir et devenaient donc plus onéreuses à exploiter; de plus, les derniers investissements d’importance remontaient au début des années 1970.

Jim Gallagher, directeur de l’exploitation minière et du traitement chez Hatch, était alors aussi inquiet. Cependant, la compagnie est passée de 45 employés à Sudbury à plus de 140 et elle peut compter sur les 8000 autres employés dans les bureaux de Hatch autour du globe pour soutenir les grands projets des clients basés à Sudbury.

M. Gallagher reconnaît que le succès de la compagnie – tout comme celui de Sudbury – est dû au prix actuel élevé du nickel et à la demande sans précédent, surtout des marchés de la Chine et de l’Inde. Malgré une compétition internationale pour les ressources humaines, Hatch peut répondre à la demande en attirant une main-d’oeuvre internationale à Sudbury.

Paul Davis, vice-président, exploration pour First Nickel, profite aussi des bons temps actuels. Cette compagnie d’exploration et d’exploitation du nickel n’a que quatre ans; elle n’a donc pas connu le passé difficile. Elle a cependant vu l’avantage de se baser à Sudbury lorsqu’elle a acquis la mine Lockerby de Falconbridge en 2005. Tout comme M. Gallagher, M. Davis dit qu’il est plus avantageux de profiter des infrastructures existantes que de commencer à pied d’oeuvre ailleurs. Il signale aussi que les attentes concernant la mine Lockerby sont déjà dépassées et qu’ils explorent d’autres propriétés dans la région avoisinante. « L’emphase sur l’automatisation aide à rester », dit M.Davis. « Le travail peut être effectué par moins de personnes, signifiant un accroissement de production avec moins d’heures travaillées. »

L’Association minière de l’Ontario (OMA) est aussi optimiste quant à l’avenir de Sudbury. « Le secteur minier est le plus prometteur pour le développement du Nord de l’Ontario », dit Jeremy Wyeth, président de l’OMA et vice-président du projet diamantifère Victor de De Beers Canada. Un rapport stipule que 480 emplois directs dans le secteur minier peuvent générer 2280 emplois indirects. Le rapport signale aussi que la production d’une seule mine contribue 278 M$ à l’économie de l’Ontario et 84 M$ en revenus pour le gouvernement.

On peut retenir de l’expérience de Sudbury que même si l’on croit avoir atteint le fond, il faut parfois creuser un peu (ou beaucoup) plus; on trouvera peut-être du nickel!

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