juin/juillet 2008

Ça prend un village

Le projet Malartic d'Osisko Exploration Ltée

Par M. Eisner

Dès le début, Sean Roosen, le président et chef de l’exploitation d’Osisko Exploration Ltée, a décidé que le projet aurifère Canadian Malartic serait différent – et qu’il serait effectué correctement. Avec un gisement de 8,4 millions d’onces d’or et une durée de vie de mine projetée de 14,3 ans, le potentiel d’avoir une situation gagnant-gagnant entre la compagnie et la communauté était évident. Bien que l’exploration continuelle et l’éventuel développement signifient des inconvénients pour la ville à brève échéance et puissent même conduire au déménagement et à la réinstallation de maisons et de personnes, la perspective de définir une mine de classe mondiale qui pourrait créer 400 emplois à long terme et 800 emplois à court terme en construction était suffisante pour convaincre M. Roosen que des travaux bien effectués du premier coup étaient la seule façon de procéder.

« Nous avons pris ce projet à cœur dès le début, en revenant, aux anciennes valeurs d’exploitation : prendre soin des employés et ne pas dépendre de l’aide gouvernementale. Les jours de simplement espérer que le gouvernement prendra soin des problèmes d’infrastructures sont révolus. Pour attirer une bonne main-d’œuvre et des actionnaires, vous devez avoir un bon équilibre, une bonne gamme », dit M. Roosen, lors d’une récente entrevue.

La philosophie axée sur la communauté de M. Roosen remonte aux 13 années durant lesquelles il a travaillé au développement de projets en Afrique. L’expertise de M. Roosen consistait alors à expliquer les projets aux communautés qui n’avaient vraiment aucune idée de l’exploitation minière. « Il était de notre responsabilité de leur faire comprendre les bons et les mauvais côtés des exploitations », dit-il. La compagnie s’est basée sur cette expérience acquise en Afrique de l’Ouest lors de l’établissement des exploitations en Amérique du Nord. « Nous partions avec la prémisse que nous devions être proactifs afin que la communauté de Malartic comprenne ce que nous faisons, pourquoi nous le faisons, et quels seront les impacts et les implications à long terme de vivre avec une mine d’une telle dimension dans leur cour arrière. »

La mine et son potentiel

La propriété aurifère détenue à 100 % par Canadian Malartic est située à environ 20 kilomètres à l’ouest de Val-d’Or, au cœur de la ceinture aurifère du Québec, tout juste au sud de la ville de Malartic. L’ensemble de la propriété couvre 230 km2 et comprend quatre anciens producteurs souterrains, les mines Canadian Malartic, Barnat, Sladen et East Malartic. Entre 1935 et 1983, la production dans ce camp minier a été de cinq millions d’onces d’or.

Le gisement Canadian Malartic a été découvert en 1926; la production a débuté en 1935 et la mine a fermé en 1965 après en avoir extrait 1 080 000 onces d’or à partir de 9,93 millions de tonnes de minerai. Après sa fermeture, la propriété est demeurée inactive jusqu’en 1979, l’année de son achat par Lac Minerals. De 1980 à 1988, Lac Minerals a exploré la propriété dans le but de définir un gisement économique pouvant être exploité à ciel ouvert. L’exploration a mené à la définition de cinq zones aurifères à proximité de la surface formant un ensemble historique ayant des ressources d’environ 8 160 000 tonnes métriques de minerai à une teneur de 1,98 grammes Au/tonne.

Le projet était en veilleuse lorsque la compagnie minière Barrick Gold a acquis Lac Minerals au début des années 1990. Barrick Gold a par la suite vendu la propriété à McWatters Mining en 2003 cependant, un an plus tard, McWatters a fait faillite. À la fin de 2004, Osisko a acheté 100 % des intérêts de la propriété de l’administration de la faillite.

La communauté

La ville de Malartic comporte 1000 ménages (3500 personnes). Les 8,4 millions d’onces de réserves aurifères d’Osisko sont situées au sud de la ville; il y a actuellement 205 maisons à cet emplacement. Environ 30 % de ces maisons sont situées au-dessus d’anciennes mines. À certains endroits, le pilier de couronne au-dessus des chantiers a une épaisseur de seulement huit à neuf mètres, ce qui constitue un problème de sécurité. Des clôtures avec panneaux de mise en garde avaient été érigées dans ces secteurs de la ville durant les années 1970. Si Osisko décide d’aller de l’avant et d’exploiter le gisement, les 205 demeures devront être déplacées puisqu’elles sont dans le secteur à risque; une zone tampon de 150 mètres est aussi planifiée entre le mur final de la fosse et le reste de la ville de Malartic.

Pour répondre aux besoins des résidents de la zone de réinstallation, Osisko a acheté des terrains à l’extrémité nord de la ville. La construction sur les nouveaux terrains a débuté en novembre 2007 et, à ce jour, 23 lots sont prêts et 157 autres sont en construction dans ce secteur, connu sous l’appellation Secteur 7. Osisko a déjà acheté 62 maisons dans le secteur sud et 124 ménages ont accepté la réinstallation au Secteur 7. La compagnie est à définir les derniers détails de déplacement des premières maisons sur leurs nouveaux sites cet été.

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