février 2008

La section de Thetford visite Nichromet

Par P. Laroche

Les dix employés présents à l’usine devant le réacteur de chloruration à sec dans la salle 2 (de gauche à droite) : Normand Ouellet, journalier, Normand Cimon, opérateur, Caroline Chouinard, ingénieure, Alain Boucher, électricien, Charles Gagné, opérateur, Laury Gauthier, chimiste, Roger Paré, opérateur, David Lemieux, directeur des opérations, Bertrand Dubreuil, directeur technique, et Steve Marchand, opérateur.


Le 14 novembre dernier, plus d’une cinquantaine de membres de la section de Thetford Mines de l’ICM visitaient (la plupart pour la première fois) les installations de Nichromet Extraction à Black Lake. Cette usine-pilote installée dans un bâtiment de l’ancienne mine de chrysotile British Canadian no 1 à Black Lake (Thetford Mines) est dédiée à l’extraction du nickel et autres substances contenues dans les résidus de serpentine des mines de chrysotile de la région.

Le vice-président, monsieur Jean-Marc Lalancette a d’abord expliqué brièvement le procédé d’extraction qui consiste à dissoudre la serpentine avec de l’acide chlorhydrique. Cet acide dispendieux est fabriqué sur place par réaction chimique d’un acide commun et peu dispendieux, l’acide sulfurique, avec du chlorure de potassium importé de l’Ouest. Il en résulte un sous-produit, le sulfate de potassium qui peut être vendu comme fertilisant.

Selon monsieur Lalancette, le procédé d’extraction de nickel se déroulant à la pression atmosphérique et à une température ne dépassant pas 150 ºC, les coûts d’investissements et d’opération sont ainsi réduits par rapport aux procédés conventionnels de pyrométallurgie (haute température pour fondre les concentrés) ou  d’hydrométallurgie conventionnelle à pression élevée (qui requiert des autoclaves ou réacteurs très dispendieux).

La direction et les chefs d’équipe de Nichromet (MM. David Lemieux, Bertrand Dubreuil, François Larouche, et Mme Caroline Chouinard) ont ensuite guidé les participants par petits groupes à travers l’usine pour leur expliquer en détails les opérations réparties dans trois salles. L’une des salles est consacrée au traitement mécanique des résidus de serpentine (broyage et tamisage). Une seconde section est dédiée à la fabrication de l’acide chlorhydrique et la dernière salle est utilisée pour attaquer les résidus de serpentine à l’acide et produire du chlorure de nickel, un liquide vert qui pourra être vendu à des producteurs de nickel métallique.

La capacité actuelle de l’usine-pilote est de traiter 1,0 tonne à l’heure de résidus de serpentine. La prochaine étape sera d’ériger une usine intermédiaire d’une capacité de 15 tonnes/heure. Un investissement d’environ 50 à 60 millions $ sera requis, ce qui pourrait créer une cinquantaine d’emplois dans notre région.

Les participants ont été impressionnés par l’état d’avancement de Nichromet dans la récupération éventuelle de substances utiles des résidus miniers à Thetford Mines.

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