novembre 2007

Le moment est propice

Par C. Hersey

Le moment présent est vraiment propice pour les mines au Canada : plusieurs nouveaux gisements entreront en production, dont le gisement de nickel Minago de Victory Nickel Inc., situé dans la ceinture de nickel Thompson. L’exploration initiale a été effectuée par Amax Potash Limited il y a environ 40 ans; de nombreuses compagnies y ont travaillé depuis et la propriété appartient maintenant à Victory Nickel (anciennement Nuinsco Resources Limited).

Cette mine souterraine est avantageusement située le long d’une route pavée, d’une ligne de transport d’énergie de 230 kV et à seulement 60 kilomètres d’une voie de chemin de fer. Ces conditions, jumelées au prix robuste du nickel, ont poussé Brian Robertson, le président de Victory Nickel, à dire que « Le moment est propice ! »

En plus d’avoir d’excellentes infrastructures, la compagnie peut produire un concentré de nickel à très haute teneur. Dans le cadre de l’étude de délimitation, la compagnie a produit un concentré de 27 % de Ni en plus d’autres métaux. Bien que l’ins­tallation de CVRD Inco soit proche, la teneur élevée permet d’expédier le concentré presque n’importe où au monde.

En juin 2006, à la demande de Victory Nickel, le géologue P.J. Chornoby a effectué une revue indépendante de tous les aspects de la propriété Minago. « La ressource est située sous 10 m de morts terrains et 50 m de calcaire. Une couche de sable de silice se trouve sous le calcaire, au contact du socle. Ce sable pourrait servir en tant que sable de fractionnement pour les puits de pétrole. Le gisement proprement dit contient des minerais de serpentinite près de la surface et de péridotite. Ce fait est important car la récupération des métaux et les coûts d’exploitation sont fonction du type de minerai. »

Le gisement principal – Nose – possède 49,1 Mt de ressources mesurées et indiquées à 0,516 % de Ni et 44,1 Mt de ressources inférées à 0,528 % de Ni; le minerai sera traité sur le site. Il reste à construire l’usine de traitement, des installations sanitaires et des entrepôts. Les processus seront relativement standards; seuls les camions de 240 tonnes sont gros pour une exploitation de 10 000 t/j. La durée de vie prévue est de 13 ans.

M. Robertson ajoute : « L’enjeu le plus important sera la qualité et le débit de l’eau. Des quantités significatives d’eau proviendront des morts terrains et elles devront être contrôlées. Une évaluation hydrogéologique déterminera les caractéristiques de l’aquifère et l’échelle d’assèchement. Des essais serviront à déterminer l’es­pacement des puits de pompage requis pour abaisser la nappe phréatique. » Minago espère pouvoir entrer en production d’ici 2010.

M. Robertson signale avoir le soutien des communautés avoisinantes. Étant donné que la région connaît bien l’industrie minière, la compagnie (et ses possibilités d’emploi) est accueillie à bras ouverts. Comme le dit M. Robertson : « Le moment est propice ! »

Publier un commentaire

Commentaires

Version PDF