novembre 2007

Tirer partie des ressources aurifères et diamantifères de la Saskatchewan

Projets de développement et d’expansion

Par H. E. Robinson

L’exploration minérale en Saskatchewan a augmenté d’un facteur de 10 au cours des cinq dernières années. Cette province possède des gisements de kimberlite diamantifère parmi les plus riches au monde.

La province comporte deux régions géologiques. La zone Nord, comprenant le Bouclier précambrien et le Bassin de l’Athabasca, est caractérisée par d’anciennes roches sédimentaires, des roches cristallines et des grès; elle renferme des minéraux économiquement importants, tels l’or et l’uranium, tout en constituant un environnement propice à la formation de kimberlites diamantifères. La zone sud est composée de roches sédimentaires plus jeunes et renferme des réserves d’argile, de postasse, de pétrole, de gaz naturel et de charbon.

Diamants

Shore Gold Inc. recherche des diamants en Saskatchewan depuis 1996. Cette compagnie possède 363 concessions minières couvrant 139 500 hectares situés 60 km à l’est de Prince Albert, Saskatchewan. La kimberlite Star a une épaisseur d’environ 88 m et elle couvre un secteur de plus de 4 km2, recouvert par des morts terrains atteignant 90 m.

Pieter Du Plessis, vice-président, exploration, signale que la compagnie a dû développer des méthodes spécialisées pour extraire les échantillons nécessaires à la cartographie de la structure interne et à l’estimation de la teneur (carats/tonne) et de la valeur (dollars US/carat).

« Shore Gold prélève des carottes pour connaître la géologie; elle effectue des forages à plus grand diamètre pour préciser la distribution des diamants ainsi que de l’échantillonnage en vrac pour estimer le prix de ces diamants sur le marché », dit M. Du Plessis. Un échantillonnage en vrac de 45 000 tonnes a produit 7 500 carats de diamants d’une valeur moyenne de 135 $/carat, soit le double de la moyenne mondiale. « La kimberlite pourrait produire de très gros diamants de très bonne qualité pour plusieurs années. »

Bien que la demande pour les diamants provienne surtout des États-Unis, du Japon et de la Communauté européenne, la croissance économique de l’Asie continuera à accroître la demande. « Le moment est propice pour ce projet et, en supposant que nous serons prêts vers 2011-2012, la demande sera encore plus grande que notre production; nous prévoyons donc une hausse des prix », dit M. Du Plessis.

Shore Gold effectue un programme de définition de la ressource qui comporte un puits de 250 m et plus de 3 000 m de développement latéral à une profondeur de 235 m pour extraire de 10 000 à 15 000 tonnes de kimberlite. « Si l’estimation est réussie, nous convertirons la ressource en réserve vers le milieu de 2008. L’évaluation avancée comprend l’estimation de la teneur, la conception de l’usine et la préparation de l’étude d’impact environnemental. »

L’or

D’autres compagnies en Saskatchewan ont actuellement des projets d’augmenter leur production. Claude Resources exploite la mine d’or Seabee située à 125 km au nord-est de La Ronge. La mine, un gisement filonien souterrain, est en production continuelle depuis 16 ans; on y extrait en moyenne 600 tonnes métriques par jour à une teneur de 8 g/t. La compagnie prévoit accroître la production à 1 000 t/j.

Le président et chef de la direction Neil McMillan explique que la compagnie développe trois autres projets qui alimenteront l’usine de concentration : Santoy 7, qui devrait entrer en production d’ici la fin de l’année, Santoy 8 et Porky Lake.

M. McMillan souligne : « Ce ne sont pas toutes les compa­gnies qui peuvent agrandir, nous avons le minerai pour soutenir une expansion. » L’un des défis a été l’accroissement des coûts de combustible, des explosifs et de l’acier. De plus, une capacité accrue signifie des stocks plus élevés de minerai pour l’hiver, ajoutant à nos frais d’inventaire. Le site Seabee est accessible par avion et par une route de glace en hiver. Tout l’approvisionnement se fait entre janvier et mars.

Un autre défi est la main d’œuvre. « À travers tout le pays, l’accroissement de l’activité minière met de la pression sur une ressource rare : la main-d’œuvre qualifiée. Dans l’Ouest, c’est encore plus marquant en raison de la compétition des sables bitumineux. »

En raison de l’éloignement de la mine, les employés travaillent selon des horaires semaines de travail / semaines de congé. « Nous nous efforçons d’embaucher des gens locaux, nous payons des salaires compétitifs, notre camp est bien et la nourriture est extraordinaire », dit M. McMillan. « Nous avons démontré qu’il existe un potentiel significatif pour des gisements d’or rentables en Saskatchewan. Nous espérons que cela encouragera d’autres compagnies à dépenser pour explorer, développer et exploiter dans cette province. »

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