mai 2007

Les étapes de collectes de fonds pour les sociétés junior

Par D. Zlotnikov

Les débuts d’une compagnie d’exploration sont toujours critiques. Souvent, la compagnie possède une propriété prometteuse et a besoin d’argent pour effectuer des forages d’exploration. L’expérience et la réputation de l’équipe comptent alors pour beaucoup mais il s’agit encore d’un investissement à très haut risque. Les compagnies se tournent donc vers les bourses pour obtenir des fonds d’établissement. Au cours des dernières années, les bourses se sont restructurées pour accommoder ce genre d’entreprise. À la Bourse de Londres, l’Alternative Investments Market exempte les sociétés junior de la clause de rentabilité pour les introduire à la cote. Le Venture Exchange de la Bourse de Toronto (TSX) donne aux compagnies inscrites plus de temps pour déposer leurs états financiers qu’à celles inscrites à la TSX.

Une compagnie junior pourrait aussi conclure une entente de coentreprise avec une grande société minière qui financerait les coûts d’exploration, en totalité ou en partie, en échange d’une participation au projet ou dans la compagnie junior elle-même. À cette étape, l’étendue et la teneur sont encore indéterminées. Le gisement peut valoir dix mille ou dix millions de dollars.

Une alternative à la bourse est le partenariat privé, comme celui entre Aber Diamond et le bijoutier Tiffany, aux premiers stades du projet Diavik. Une telle entente assure du financement et un accord d’exploitation pour la compagnie junior et garantit au partenaire des termes favorables pour la ressource.

L’accord d’exploitation est essentiel si la compagnie junior avait besoin de financement bancaire plus tard. Jim Fitzgerald, directeur national, produits dérivés, ScotiaMcLeod, explique que pour un banquier, il est important d’avoir un marché établi pour le produit. Une façon de faire est par les opérations de couverture (hedging).

Une fois que la taille et la teneur du gisement ont été établies, la compagnie junior ne constitue plus un investissement à risque élevé. Cependant, une banque financera un projet seulement si le gisement est suffisamment gros. « Que vous ayez un petit ou un gros gisement, les dépenses encourues par la banque seront à peu près les mêmes », dit Jeff Kowal, directeur de la gestion du risque pour le Groupe Foster-Kowal, ScotiaMcLeod.

«C’est contre le bon sens économique de s’impliquer dans une petite affaire, même si les perspectives de remboursement sont bonnes. Pour une grande banque, un projet doit avoir une valeur minimale de 100 millions.»

Tout au long du cheminement, la compagnie junior peut être achetée par une grande compagnie et c’est, dans le fond, ce qu’elle souhaite, selon Ungad Chadda, directeur des services émetteurs listés au TSX Venture Exchange.

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