mars/avril 2007

Investir dans les futurs leaders

Par A. Nichiporuk

La bourse Arthur W. Foley a été décernée par la Fondation canadienne des mines et de la métallurgie à Isabelle Leblanc. Elle a l’esprit ouvert, elle est aventurière et est prête à surmonter les défis. Mme Leblanc va bientôt terminer sa quatrième année d’un baccalauréat en génie des mines à l’École Polytechnique de Montréal. Elle a récemment partagé ses idées sur ses expériences et sur l’avenir de l’industrie.

ICM : Qu’est-ce qui a influencé votre choix de poursuivre vos études en génie minier ?

IL : J’ai tout de suite été attirée par le secteur minier : l’environnement de travail très particulier, les défis d’un domaine constamment en changement, l’opportunité de voyager etc. J’ai donc complété un Diplôme d’Étude Collégiale en technologie minérale au Cégep de Thetford. Par la suite, je me suis inscrite à Polytechnique pour faire mon génie.

ICM : Le baccalauréat en génie des mines est coopératif. Parle-nous un peu de vos stages.

IL : J’ai travaillé à Mont-Wright pour QCM. Et plus récemment à Troilus, pour Inmet Mining, où l’on m’a confié un projet concernant les excavatrices Demag. J’ai aussi travaillé de façon journalière sur la planification minière. J’ai beaucoup aimé l’ambiance particulière de la vie au camp minier. Présentement, j’effectue un stage chez Breton Banville et Associés, une firme de génie conseil. C’est très différent de ce que l’on fait dans une mine et j’apprends énormément de choses, c’est très stimulant.

ICM : Quels sont les avantages d’être un jeune étudiant dans cette industrie ?

IL : Puisque l’industrie profite d’une bonne croissance, les perspectives d’emploi pour les étudiants sont excellentes et les salaires compétitifs. Le secteur minier, étant formé d’une communauté restreinte, il permet aux jeunes de se faire une place rapidement et ouvre des portes qui leur sont souvent fermées dans d’autre domaine du génie.

ICM : Que peuvent faire les compagnies minières pour contrer le manque de ressources humaines au sein de
l’industrie ?

IL : Malgré les salaires très compétitifs, peu de gens sont attiré par la vie en région éloignée. La solution serait peutêtre de rendre les régions plus intéressantes en favorisant les activités culturelles. Mais, je crois surtout que les jeunes qui choisissent une carrière dans le domaine minier sont peu nombreux parce qu’ils ne sont pas informés. Peutêtre que de faire des campagnes d’information sur le secteur miniers serait une solution envisageable.

ICM : Quel est votre plan de carrière ?

IL : Je n’ai pas encore de plan de carrière précis. Je suis ouverte à plusieurs éventualités. D’ailleurs, je ne rejette pas la possibilité d’un éventuel retour aux études. Aussi, je veux me donner la possibilité de voyager un peu durant ma carrière qui je l’espère, m’apportera des défis intéressants.

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