juin/juillet 2007

Les explorateurs aux premières lignes

La vérité sur les plaintes concernant les droits de la personne et la responsabilité sociale des entreprises minières

Par C. Odell et A. C. Silva

Les stratégies de communication des risques des sociétés minières doivent tenir compte de la façon dont les experts et les travailleurs comprennent les risques liés à l’environnement | Photo fournie par Ana Carolina Silva*


En réaction à un bulletin parlementaire sur la responsabilité sociale des entreprises, le Gouvernement du Canada, par l’entremise du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international (MAECI), a récemment tenu quatre tables rondes sur les pratiques des sociétés canadiennes du secteur de l’extraction dans les pays en développement. Ces tables rondes ont été tenues à Vancouver, à Calgary, à Toronto et à Montréal, de juin à novembre 2006; elles impliquaient des organisations non gouvernementales (ONG), des associations industrielles, des experts et des membres de la société civile. Si vous étiez propriétaire d’une compagnie minière ou d’exploration canadienne ou si vous travailliez pour une telle compagnie, la situation n’était pas confortable. La majorité des présentations décrivait les compagnies minières comme étant rapaces et âpres au gain et, au mieux, insensibles (au pire, criminellement responsables) concernant les impacts odieux de leurs activités sur les populations locales appauvries à l’étranger. Alors, quelle est la vérité derrière ces manchettes? Quels sont les moteurs des situations conflictuelles impliquant les compagnies canadiennes? L’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs (PDAC) nous a mandatées pour le découvrir (Odell & Silva, 2006)1; nous présentons ici un sommaire de notre analyse et de nos conclusions2.

Notre mission

Notre mission était de rechercher dans l’Internet les controverses et les conflits les plus significatifs impliquant des compagnies minières canadiennes. Nous nous sommes aussi assurées que toutes les phases du cycle minier étaient incluses. L’échantillon final comporte 11 études de cas (voir la carte). Les informations disponibles publiquement ont été comparées à des rapports de visites de terrain et d’actions urgentes d’ONG telles que MiningWatch, Amnistie internationale, Greenpeace et de nombreuses autres. Une grande importance a été accordée aux sources indépendantes qui ont recueilli des évidences empiriques en parlant aux compagnies et aux communautés.

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