déc '07/jan '08

Québec

L’industrie minière québécoise : un secteur en pleine effervescence

Par André Lavoie, directeur, Communications et relations publiques, Association minière du Québec

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L’industrie minière du Québec vit actuellement une période des plus positives. Les dépenses en exploration atteignent un sommet inégalé depuis plus de 20 ans. Les projets de développement et de production vont bon train, tant pour les producteurs miniers que pour le secteur connexe de la métallurgie. La mise en place de nouvelles exploitations conjuguée à de nombreux départs à la retraite génère d’importants besoins en ressources humaines. Le gouvernement du Québec a annoncé pour sa part que, pour la première fois de son histoire, cette province se dotera d’une stratégie minérale d’ici la fin de l’année 2007.

Un période des plus positives

Les ressources minérales constituent un moteur de développement important pour le Québec avec des expéditions totales de plus de 5 milliards de dollars associées au traitement et à la première transformation de métaux et de minéraux industriels. L’industrie minière génère plus de 50 000 emplois directs et indirects dans plus de 30 municipalités du Québec.

Le Québec est reconnu mondialement pour la diversité de sa production minière. Les principaux métaux exploités sont l’or, l’argent, le fer, le cuivre, le zinc, l’ilménite, le nickel et des minéraux industriels comme le niobium, l’amiante, le graphite, la silice ainsi que le sel.

L’industrie minière du Québec vit actuellement une période des plus positives. La vigueur des prix des métaux sur les marchés mondiaux, stimulés par la croissance de la demande, particulièrement en Chine et en Inde, explique cette bonne santé de l’industrie.

Pour l’exploration, les investissements s’élèvent à près de 260 millions de dollars pour 2006, et près de 300 millions, un sommet au Québec, devrait être atteint en 2007. À ce chapitre, on peut souligner notamment les investissements majeurs de IAMGOLD dans son projet de Westwood en Abitibi, de Canadian Royalties au Nunavik, de Goldcorp dans son projet de la mine Opinaca à la Baie-James, des partenaires SOQUEM-Stornoway dans un projet diamantifère à la Baie-James, d’Exploration Osisko dans le gisement Canadian Malartic et de la Corporation minière Alexis dans ses projets des lacs Herbin et Pelletier, aussi en Abitibi. L’exploration pour le fer et l’uranium connaît aussi un regain sur la Côte-Nord et à la Baie-James.

Pour les producteurs miniers, les projets de développement et de mise en production vont bon train. Les mines Agnico-Eagle ont engagé les travaux pour la mise en production des mines Goldex, Lapa et Laronde II, des investissements de plus d’un demi-milliard de dollars dans la région de l’Abitibi. La mine d’or Wesdome a inauguré, en 2006, son complexe minier Kiena près de Val-d’Or. La compagnie Aurizon a mis en production sa mine Casa Berardi au nord de La Sarre en Abitibi. Des projets d’envergure pour Xstrata verront aussi le jour dans le Nord-du-Québec, à la mine Raglan dans le Nunavik et à la mine Persévérance à Matagami avec des investissements de près de 700 millions de dollars. La compagnie Breakwater a aussi procédé à la réouverture de la mine Langlois à Lebel-sur-Quévillon.

Ce bouillonnement au sein de l’industrie minière a pu être observé aussi dans le secteur connexe de la métallurgie où trois entreprises ont annoncé des investissements majeurs pour augmenter leur capacité de production : la fonderie Horne à Rouyn-Noranda, l’affinerie CCR à Montréal-Est et QIT – Fer et Titane à Sorel-Tracy.

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