août 2007

Parlons-en

Votre système informatique est-il inutile pour la gestion efficace des articles de distribution ou pour la gestion des pièces de rechange?

Par R. Lamarre

Après plus de vingt ans en consultation en gestion des approvisionnements, je suis toujours estomaqué de constater qu’un très grand nombre d’entreprises utilisent leurs ordinateurs et leurs systèmes de gestion comme un grand Cardex électronique. Le système informatique signifie à l’acheteur qu’un article a atteint son seuil de réapprovisionnement (ou Min) et que c’est le temps de placer une commande. Le système va même jusqu’à suggérer la quantité à commander pour remonter l’inventaire au Max. C’est souvent tout ce que les systèmes informatiques nous offrent.

Il est renversant de constater que pour la gestion des articles pour la distribution ou pour les pièces de rechange, les Min Max sont déterminés manuellement par les usagers. Les gestionnaires sont parfois surpris des faibles résultats en gestion des stocks. Comment voulez-vous qu’un gestionnaire des approvisionnements décide efficacement de la valeur à mettre au Min et Max sur plus de cinq mille articles.

On ne peut pas suivre la variabilité dans la demande de tous ces articles, suivre les saisons, suivre les projets et ainsi de suite. On ne peut pas manuellement viser un niveau de service à donner. Après tout, la seule raison de garder des inventaires, c’est pour donner du service aux clients ou aux usagers internes. Le défi du gestionnaire de stock est de donner un niveau de service entendu avec le moins d’inventaire possible. C’est là son travail, son objectif principal.

Est-ce que votre entreprise connaît le niveau de service à donner ou réalisé pour chaque groupe d’articles? Est-ce que les gestionnaires de votre entreprise ont établi des objectifs de service? Est-ce que votre gestionnaire des stocks dispose des outils informatiques pour l’aider à donner ce niveau de service? Comment peut-il manuellement fixé des Min Max de façon à maintenir un niveau de service sur des milliers d’articles?

Les bons résultats dans la gestion des stocks viennent d’une gestion proactive. Mais pour faire une gestion proactive, il faut des prévisions de la consommation. De mon expérience, c’est probablement là où les entreprises et les systèmes sont les plus faibles. Posez-vous la question. Est-ce que votre système facilite vraiment le travail de votre gestionnaire de stock pour faire des prévisions?

Entendons-nous. Il n’y a aucun système au monde qui remplacera la communication efficace et les discussions internes sur les plans de l’entreprise. Par ailleurs, vous savez tout comme moi qu’il est impossible de demander aux gestionnaires de stock de faire des prévisions efficaces sur 5 000 articles tous les mois. On veut que le gestionnaire des stocks se concentre sur les articles qui font la différence et on voudrait que le système informatique facilite le travail de prévision sur les autres cinq mille articles.

On voudrait que le système informatisé de gestion des stocks nous aide dans la gestion des articles en surplus ou des articles qui n’ont pas bougé depuis un certain temps. Votre système fait-il cela pour vous?

La plupart des systèmes disponibles font un travail très incomplet par rapport aux fonctionnalités dont on vient de parler. Vérifiez ce que votre propre système fait. Il est intéressant de savoir que l’amélioration de ces fonctionnalités peut entraîner des réductions d’inventaire de vingt à trente pour cent au-delà de ce que vous pouvez déjà sauver avec l’implantation d’un ERP. Heureusement, il existe des alternatives à prix accessibles pour combler ces lacunes.

L’expérience a prouvé avec des résultats concrets que l’on peut réduire significativement les investissements en inventaire avec les outils appropriés. Votre système vous offre-t-il ce potentiel? Y-a-t-il de l’argent qui dort dans vos entrepôts? Il faut le réveiller.


Robert Lamarre est président de IMAFS inc et de Gestion Conseil Robert Lamarre & Associés Inc. Il a plus de vingt ans d’expérience en consultation dans des domaines liés à la logistique et l’approvisionnement. Ses expériences l’ont amené à travailler au Canada, aux États unis et en Europe. Il a aussi été vice-président d’un important distributeur de produits de quincaillerie au Québec, RoNa Dismat, en plus d’avoir oeuvré comme directeur général adjoint pour McCain Alimentaire en France.

Il a aidé avec sa firme de nombreuses entreprises à repositionner stratégiquement leurs activités de logistique de façon à améliorer le service à la clientèle, pénétrer de nouveaux marchés et diminuer de façon significative leurs coûts totaux de distribution.

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