novembre 2006

Nouveau comité sur les défis des ressources humaines

Un travailleur à la mine LaRonde d’Agnico-Eagle


Des intervenants de l’industrie minière québécoise se sont réunis pour résoudre les défis des ressources humaines. Au cours de la dernière année, un comité sectoriel de l’industrie des mines du Québec a été incorporé et il achève de préparer la planification stratégique d’un plan triennal qui adressera les besoins de l’industrie.

Pierre Guimont est le directeur général du comité sectoriel. « Les gens de l’industrie voulaient qu’un comité sectoriel adresse toutes les questions de ressources humaines dans le secteur, » explique-t-il. « Ils se sont réunis pour former ce comité afin d’adresser les enjeux qu’ils ont en commun; ces préoccupations comprennent les employeurs, les syndicats de travailleurs et autres. »

Le plan a débuté en 2004 et, durant environ un an et demi, on a travaillé à compléter un diagnostic des défis des ressources humaines et à identifier les diverses préoccupations et enjeux dont le comité devrait s’occuper.

Le comité a été finalisé en janvier dernier et les rencontres ont débuté officiellement le 1er avril. Il est financé par Emploi Québec et son conseil d’administration comprend huit représentants d’employeurs, huit de syndicats ouvriers et quatre du gouvernement.

« Durant l’été et le début de l’automne, nous avons travaillé sur le terrain afin d’établir qui sont les gens dans l’industrie, ce qu’ils font, quelles organisations existent; nous avons contacté des compagnies et visité des écoles pour établir des contacts et évaluer la situation, » dit M. Guimont. « Nous travaillons pour que tous soient sur la même longueur d’onde et nous avons établi trois priorités. »

Ces trois priorités sont la promotion, la formation et la gestion des ressources humaines—des politiques sur lesquelles les compagnies devraient travailler pour attirer et garder des employés. Le principal problème identifié est de savoir comment soutenir l’actuelle croissance de l’industrie tout en réagissant aux vagues de mises à la retraite. « Ces enjeux ne sont pas nouveaux—ils se retrouvent dans tous les secteurs industriels, » ajoute M. Guimont. « Cependant, dans bien des secteurs miniers, les populations diminuent, ce qui exige ne nouvelles manières d’attirer les gens. C’est un défi intéressant—il n’est pas possible de traiter seulement un aspect du problème, il faut en travailler tous les aspects à la fois. »

Du côté de la gestion des ressources humaines, les compagnies développent des pratiques afin d’être plus attrayantes pour leurs employés et elles redéfinissent leurs politiques pour accroître la satisfaction des travailleurs. Par exemple, des efforts pour impliquer les employés dès leur première journée de travail,par le mentorat ou d’autres pratiques, pourraient se traduire à la fin de l’année par une fierté accrue d’appartenir à l’industrie minière.

Pour la prochaine année, le comité mettra toutefois l’emphase sur la promotion et la formation. « Nous devons rejoindre à l’école les jeunes qui ne sont pas certains de leur avenir, » dit M. Guimont. « L’exploitation minière a une certaine image publique et je ne suis pas certain qu’elle soit encore pertinente. Les gens doivent voir le taux de changement de l’industrie, son évolution. En tant qu’industrie, nous devrons travailler plus fort sur ces points—le changement de perspectives est un processus à long terme. »

Le comité n’a pas l’intention de réinventer la roue, mais il veut travailler de concert avec d’autres groupes et possiblement partager ou se joindre aux diverses actions déjà entreprises à travers la province.

La formation est un élément clé; selon M. Guimont le comité veut évaluer des besoins de formation plus spécifiques et, ensuite, travailler à trouver des solutions. Encore une fois, c’est en travaillant avec les compagnies et des groups à travers l’industrie que le comité cherchera les domaines qui manquent actuellement de leadership.

Le plan d’action triennal sera terminé en novembre; il sera présenté au conseil d’administration et dans les principaux secteurs miniers de la province—l’Abitibi-Témiscamingue, la Côte- Nord et le Nord-du-Québec. « Nous préparons actuellement la première année; elle promet d’être remplie. » dit M. Guimont.

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