novembre 2006

Réouverture de Casa Berardi ce mois-ci

La mine d’or Casa Berardi redémarrera ce mois-ci alors qu’elle entrera de nouveau en production après une fermeture d’une dizaine d’années. La junior Mines Aurizon ltée a fait ses preuves pour opérer cette mine en Abitibi; elle se joint à de nombreux autres producteurs d’or de la région.

« De nos jours en Abitibi, c’est un peu comme à la fin des années 1980—beaucoup d’argent, beaucoup d’activité et de nombreux projets », dit Michel Gilbert, vice-président, Mines Aurizon. « C’est un temps des plus intéressants pour être dans les mines d’or. »

Reconstruction de Casa Berardi

L’ancienne mine a fermé vers 1996, alors que les ressources restantes étaient trop profondes pour y accéder par la rampe existante. La seule manière d’être économique était de foncer un puits. Aurizon a acquis la mine et a lancé un programme complet d’exploration; la zone 113 a été découverte avec assez de ressources pour justifier le développement.

Dumas Construction a eu le contrat du fonçage du puits et du développement sous terre, lesquels sont maintenant terminés. Le puits a été conçu et creusé de manière à pouvoir être étendu à 2000 mètres et manutentionner 2 200 t/j, bien qu’il n’atteigne présentement que le niveau 760 pour les opérations actuelles. Trois zones de minerai souterraines seront exploitées, la zone 113 contient environ les deux tiers des réserves totales; la zone Lower Inter contient la plus grande partie du tiers restant. Ce qui reste, ce sont de petits gisements qui étaient connus lorsque la mine a fermé, il y a une dizaine d’années. La flotte d’équipements a été rebâtie et deux nouvelles chargeuses-navettes ont été achetées d’Atlas Copco.

L’usine a été modifiée. Un circuit par gravité qui utilise le procédé Ghekko de lixiviation intensive a été ajouté; deux nouveaux concentrateurs Knelson ont aussi été achetés. Il a fallu remettre les installations existantes en bon état afin de pouvoir faire fonctionner l’usine.

Risques peu élevés

« Le défi principal dans la reconstruction de Casa Berardi a été le financement », dit M. Gilbert. « Il s’agit d’un projet minier en profondeur acquis par une compagnie junior à un moment où le prix de l’or était bas, à 250 $ », dit-il. « Le financement s’est fait étape par étape. Cinq études de faisabilité ont été effectuées afin de garantir le démarrage d’une opération efficace et économique même à des prix d’or faibles. » La dernière étude de faisabilité a été effectuée par Roscoe Postle and Associates, en assumant le prix de l’or à 500 $ l’once.

La seule manière de convaincre les banques d’appuyer le projet était de minimiser les risques. « La plupart des gens impliqués dans le processus étaient dans le domaine de l’or depuis une vingtaine d’années; nous avons jumelé des gens de mine avec beaucoup d’expérience à des gens ayant une expertise en génie », explique M. Gilbert.

Des études techniques détaillées ont été effectuées en même temps que l’étude de faisabilité afin d’amoindrir les risques et garantir les coûts. Toutes les questions technologiques ont été étudiées. Par exemple, il fallait un collet de puits profond. La compagnie Thiessen a été mandatée pour construire un collet de puits gelé à une profondeur de 42 mètres— une nouvelle technologie dans cette région. Il a été terminé avant le financement. « Toutes les composantes à risque élevé ont été construites avant le financement », dit M. Gilbert. « Le résultat—nos coûts de démarrage sont inférieurs à ceux budgétés et nous respectons l’échéancier. »

Avenir doré

Le nom Casa Berardi provient du canton dans lequel est située la mine. Tous les cantons dans ce secteur portent des noms de batailles de la Deuxième Guerre Mondiale.

À la période de pleine production, il faudra de 250 à 275 personnes. Les réserves actuelles de 1,1 million d’onces permettent une durée de vie de la mine de sept ans, mais la compagnie croit qu’elle pourra facilement être prolongée. L’exploration dynamique continuera afin de délimiter la zone et trouver d’autres gisements dans les environs. « Casa Berardi pourrait être le noyau autour duquel nous croîtrons », dit M. Gilbert.

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