novembre 2006

Agnico-Eagle – construit trois nouvelles installations

La compagnie Agnico-Eagle Mines Limitée est bien placée pour tripler sa production d’or d’ici 2009 et le Québec est le centre des activités de la compagnie. Avec ses trois nouvelles mines en construction, toutes assez proches de la mine LaRonde actuellement en production, elle n’a pas le temps de chômer.

Paul-Henri Girard est le directeur général d’Agnico-Eagle dans le secteur de l’Abitibi et il est très fier de ses employés et de leurs réussites. Les nouvelles mines Goldex, Lapa et LaRonde II respectent l’échéancier, lequel prévoit l’ouverture de Lapa et de Goldex au cours des deux prochaines années et de LaRonde II au cours des cinq prochaines années.

Goldex

La construction de la mine Goldex avance bien pour un début de production en 2008. Le coût des investissements est de 135 M$ et le projet proclame des réserves d’or de 1,6 million d’onces; de plus, le gisement reste ouvert vers l’est et en profondeur. La production annuelle estimée à 170 000 onces, à un coût au comptant d’environ 225 $/on sur une durée de vie de la mine de plus de neuf ans, confère à Goldex un rôle de joueur important dans le progrès futur d’Agnico-Eagle.

Le travail est en cours à deux endroits sur le site. Le puits no 1 est l’ancien puits d’exploration. Le développement souterrain se fait à partir de ce puits, incluant le secteur d’exploitation, le marinage et les niveaux dans le minerai. Une monterie de ventilation est percée du niveau 36 vers la surface. Le système de ventilation est actuellement installé à environ 50 %.

Le développement latéral de la mine de 2,5 km est terminé. De plus, le développement progresse à un taux de 400 m par mois. « Goldex est un exemple de la maximisation de nos ressources humaines », dit M. Girard. « Nous avons transféré plus de 70 personnes de la mine LaRonde. Nous avons aussi rebâti les anciens équipements, ce qui a diminué les achats d’équipements neufs. »

Le puits no 2 est un nouveau site, c’est là que l’on construit l’usine en surface.À ce jour,une centrale énergétique de 120 kW a été construite ainsi qu’un immeuble de service incluant des installations électriques. Cinq compresseurs de 3 000 pi3/min et deux génératrices seront installés—deux compresseurs sont déjà en service pour le creusage de puits.

Le chevalement pour le puits no 2, d’une profondeur de 860 mètres, est terminé et le treuil de production sera installé au sommet d’ici six mois.Un treuil temporaire de fonçage est utilisé pour faire avancer le creusage du puits, lequel est effectué par Dumas Construction. La cage du système auxiliaire « Marianne » est installée.

La construction de l’entrepôt est terminée et un bâtiment a été sélectionné pour l’usine; deux ponts sont en voie de construction pour le nouveau parc à résidus. « Les études techniques détaillées pour le parc à résidus et l’usine sont en cours », ajoute M. Girard. « Le bâtiment pour l’usine sera prêt d’ici la fin d’octobre et les équipements pourront y être installés cet hiver. » Les composantes principales de l’usine ont été achetées; le broyeur semi-autogène, le circuit de flottation et le pont roulant ont été commandé.

« La construction a débuté il y a environ un an — nous avons reçu le feu vert en août 2005 », dit M. Girard. « Lors de la production en 2008, Goldex fournira environ 200 emplois. »

Les plans prévoient la méthode de chambres ouvertes pour exploiter la mine Goldex, mais elle sera, dans les faits, exploitée par blocs foudroyés à un taux de 6 900 tonnes par jour; deux chargeuses-navettes soutireront le minerai de 35 à 45 points sur un niveau donné. « Avec des blocs de huit à douze millions de tonnes, nous ferons le sautage comme dans des chambres ouvertes; nous aurons accès à quatre à six millions de tonnes sur un seul niveau », souligne M. Girard. « Les conditions de terrain sont bonnes et toutes les simulations de mécanique des roches et de soutirage du minerai ont été réussies. »

Une fois que le minerai entre dans l’usine, environ 66 % de l’or sera récupéré par le circuit de gravité. Pour récupérer le reste, un concentré sulfuré sera produit et acheminé au complexe LaRonde pour récupération de l’or lixiviable.

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