novembre 2006

L’industrie minière au Québec

Introduction

Par André Lavoie, director Communications et relations publiques, Association minière du Québec

Progression des prix des métaux et relance de l’activité minière

La forte demande internationale et la croissance économique fulgurante de pays comme la Chine et l’Inde ont contribué à une relance considérable des prix des métaux et des minéraux qui atteignent des records historiques depuis le début de l’année 2006.

Le prix de l’or a franchi les 700 $ US l’once au début du mois de mai; celui-ci était à 250 $ US l’once il y a cinq ans. Cette augmentation spectaculaire touche les prix de tous les métaux en même temps. Par exemple, depuis trois ans, le prix du nickel a augmenté de 87 %; celui du cuivre de 242 %; et le prix du zinc s’est apprécié de 262 %.

Ce cycle de progression spectaculaire des prix des métaux engendre une relance marquée de l’activité minière au Québec. L’exploration minière est en pleine effervescence avec plus de 200 projets en cours; de multiples projets miniers font l’objet de travaux d’exploration avancés et plusieurs autres sont en préparation pour le démarrage de leurs opérations. De plus, selon les analystes, les perspectives penchent pour un scénario de croissance soutenue du secteur minier au cours des prochaines années.

Des retombées majeures pour les régions L’industrie minière s’inscrit au coeur de la dynamique de toutes les régions du Québec. La contribution de toute cette industrie à la vie économique et sociale de ces régions et des municipalités en salaires, frais d’électricité, taxes, activités sociales et de loisirs, bourses d’études, achats locaux et régionaux, se chiffrent en centaines de millions de dollars.

La présence de l’industrie permet aussi de développer une expertise régionale d’entreprises de sous-traitance, de transformation, de manufacturiers et de fournisseurs de services spécialisés, en plus de conduire à l’implantation de certains centres de recherche en région.

Des défis à relever

L’industrie minière connaît un regain de vie spectaculaire au Québec. Mais les défis demeurent importants, tant sur le plan de l’exploration que sur ceux de l’énergie, de l’environnement et des ressources humaines.

En exploration, la majorité des projets se concentrent sur les métaux précieux alors que les réserves pour les métaux de base sont à la baisse depuis plusieurs années.

Sur le plan énergétique, l’AMQ est préoccupée par l’impact répété de la hausse des coûts d’électricité. Le Québec a bénéficié d’une position avantageuse sur la scène internationale en raison de ses coût compétitifs pour l’électricité. Pour l’industrie minière du Québec, il s’agit là d’un élément important lui permettant d’avoir une position concurrentielle sur le marché mondial.

En environnement, l’industrie minière adhère au concept de développement durable et le secteur minier fait l’objet d’une multitude de projets, de lois et de règlements aussi bien en provenance de Québec que d’Ottawa. À ce chapitre, ce sont moins les difficultés techniques qui posent problème que la lourde bureaucratie encadrant l’industrie.

L’ Association minière du Québec déplore l’insuffisance des communications entre les ministères fédéral et provincial en matière d’environnement. Une telle situation entraîne un dédoublement et une augmentation du niveau de la réglementation qui se traduit, pour les membres de l’industrie, par un alourdissement improductif et coûteux de la gestion environnementale.

Mais le plus grand défi du secteur minier demeure son manque d’effectifs. Au Québec, l’industrie des mines procure près de 50 000 emplois, dont environ 12 000 en extraction. Il manque de techniciens, d’ingénieurs, de scientifiques, de gens de métiers, etc.

L’AMQ a cependant mis sur pied plusieurs projets en partenariat avec divers établissements d’enseignement. Avec certaines commissions scolaires, des programmes de formation continue ont été élaborés afin de maintenir à jour la compétence des travailleurs. En collaboration avec plusieurs partenaires, l’Association a oeuvré à la mise en place d’un nouveau comité sectoriel sur la main-d’oeuvre dans le secteur minier.Des liens ont été réalisés également avec certains cégeps et universités pour trouver des moyens d’attirer davantage d’étudiants en génie minier.

Publier un commentaire

Commentaires

Version PDF