déc '06/jan '07

Québec

Vitalité de l’industrie minière au Québec

Par André Lavoie, directeur, Communications et relations publiques, Association minière du Québec

L’industrie minière du Québec vit actuellement une période des plus positives. Après plusieurs années de déprime marquée par la stagnation des prix et le sous-investissement, voilà que l’industrie connaît un regain de vie spectaculaire, indique M.Dan Tolgyesi, président et directeur général de l’Association minière du Québec.

La vigueur des prix des métaux sur les marchés mondiaux, stimulé par la croissance de la demande, particulièrement en Chine et en Inde, explique cette bonne santé de l’industrie. Le prix de l’once d’or a plus que doublé depuis 2002 et se situe autour de 600 $ US l’once; pendant ce temps, les prix des métaux usuels ont atteint des sommets historiques : l’argent à 11,40 $ US/once, le cuivre à 3,50 $ US/livre, le zinc à 1,70 US/livre et le nickel à 15,00 $ US/livre.

Le Québec est reconnu annuellement par l’Institut Fraser pour offrir le meilleur environnement pour l’investissement minier au Canada et l’un des plus avantageux au monde. D’ailleurs, les projets d’exploration et de mise en valeur de gisements se sont multipliés au cours de la dernière année. Pour l’exploration, on estime que les investissements s’élèveront autour de 250 millions de dollars, un sommet au Québec. À ce chapitre, on peut souligner notamment les investisse ments majeurs de Cambior dans son projet Westwood, de Canadian Royalties au Nunavik, de Goldcorp à son projet Éléonore à la Baie James, des partenaires SOQUEM-Ashton dans un projet diamantifère à la Baie James et la Corporation minière Alexis dans ses projets West Ansil et du lac Herbin. L’exploration pour le fer et l’uranium connaît aussi un nouveau regain sur la Côte-Nord et à la Baie James.

Pour les producteurs miniers, les projets de développement et de mise en production vont bon train. Les mines Agnico-Eagle ont annoncé les travaux pour la mise en production des mines Goldex, Lapa et Laronde II, des investissements de plus d’un demimilliard de dollars dans la région de l’Abitibi. La mine d’or Wesdome a inauguré,en août dernier, son complexe minier Kiena près de Val-d’Or. En novembre, la compagnie Aurizon met en production sa mine Casa Berardi au nord de La Sarre.Des projets d’envergure verront aussi le jour dans le Nord-du-Québec, à la mine Raglan dans le Nunavik et à la mine Persévérance à Matagami avec des investissements de près de 700 millions de dollars. La compagnie Breakwater vise aussi la réouverture de la mine Langlois à Lebel-sur-Quévillon.

Malgré ce contexte favorable, les observateurs estiment que les frais d’exploitation sont en hausse de 25 % pour l’industrie. À cela, il faut aussi considérer le taux de change et la vigueur du dollar canadien qui viennent limiter les bénéfices de la hausse des prix des métaux.

L’effervescence sur les marchés boursiers a eu aussi pour effet de raviver l’appétit pour les fusions et les acquisitions d’envergure. Au Québec, l’acquisition de Falconbridge par Xstrata et celle de Cambior par IAMGOLD témoignent de cette tendance.

Avec ces nombreux projets en développement, le démarrage de nouvelles mines, l’augmentation du nombre des emplois et les nombreux départs à la retraite, l’industrie minière est désormais confrontée à un défi majeur, celui d’assurer la relève de sa main-d’oeuvre. Les compétences et l’expertise de la main-d’oeuvre sont une force cruciale de cette industrie. Il est primordial d’assurer la relève pour permettre la poursuite des exploitations actuelles de façon performante et pour rendre possibles le démarrage et la réalisation de tous ces projets qui s’annoncent. L’industrie minière est une activité dont les retombées sont majeures et essentielles au développement économique du Québec et de ses régions.

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